• A la Une de la presse ce matin - par Eric Delvaux

  • Ce qui fait débat dans la presse ce matin - par Eric Delvaux

  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier, en direct du Mobile World Congress de Barcelone

C’est le plus gros salon de téléphonie au monde avec près de 1500 exposants. Les grands constructeurs, les développeurs d’application, les petits fabricants d’oreillette… Tout ce qui tourne autour de la téléphonie mobile se doit d’être présent à Barcelone. Enfin les plus grands, pas tout à fait, puisque celui qui compte parmi les acteurs majeurs de la téléphonie, Apple, est lui comme d’habitude absent.

Du coup, ici, les grands, ce sont Samsung, HTC, LG, Sony, Blackberry, Motorola, ou encore Nokia, dont c’est le grand retour. L’année dernière, le constructeur finlandais qui n’était pas au top de sa forme n’était pas venu. Nokia, qui va donc mieux cette année, notamment grâce à son partenariat avec Microsoft et les bonnes ventes de son Lumia 800. Le constructeur qui reste le numéro un mondial, malgré une part de marché qui s’effrite, Nokia a donc à nouveau un stand cette année.

Mais quels produits seront en vitrine ? Je ne peux pas encore vous le dire puisque la conférence de présentation de ces nouveaux téléphones a lieu dans deux heures.

- Certains constructeurs ont, eux, déjà fait leur conférence hier. Quelles sont les tendances cette année ?

Côté tablette, la tendance, ce sont des appareils à mi-chemin entre la tablette tactile et le smartphone. Des petites tablettes ou des gros smartphones. Côté smartphones, des téléphones ultra-puissants. Huawai, HTC et LG ont annoncé hier la sortie prochaine de smartphones à quadruple cœur, c'est-à-dire deux fois plus puissants que ce que l’on trouve actuellement sur le marché.

On va beaucoup parler, pendant ce salon, de NFC. C’est une technologie sans contact. Pour plus de détail, je vous propose d’écouter Jean-Christophe Reynaut de l’entreprise Verifone, spécialisée dans les moyens de paiement sécurisés.

Interview de Jean-Christophe Reynaut

La technologie NFC est présente dans pratiquement tous les téléphones présentés cette semaine. Google a déjà lancé aux Etats-Unis son Google Wallet avec l’un de ses téléphones, mais ce ne serait pas un énorme succès pour le moment.

Il y a encore pas mal de choses sur lesquelles constructeurs, banques, opérateurs, distributeurs, doivent encore se mettre d’accord avant que ce soit lancé massivement. Mais c’est aussi le but de ce salon.

  • La chronique politique - par Marion Lagardère , du service politique de France Inter

Le Modem stagne dans la campagne. Après un démarrage en décembre très réussi, aujourd'hui, le mouvement de François Bayrou ne décolle plus. A priori, les chiffres sont cruels.

D’abord, ses 11% de moyenne dans les sondages, c'est 4 points de moins qu'en janvier, sans compter Jean-Luc Mélenchon qui se rapproche dangereusement.

Ensuite, depuis de nombreux mois, le troisième homme n'est pas François Bayrou, mais Marine Le Pen.

Enfin, la semaine dernière, son émission en prime time sur TF1 a fait une audience très faible par rapport aux habitudes de la chaine : seulement 10%. Clairement, le Modem est bien loin non seulement de la qualification qu'il vise pour le deuxième tour, mais aussi de la place d'arbitre entre l'UMP et le PS qu'il avait acquise en 2007. - Que pense-t-on de ce constat dans les rangs centristes ? Tous sont d'accord sur un point : le même qu'en 2002, le même qu'en 2007 : la monopolisation absolue de l'espace médiatique par l'UMP et le PS. Bernard Le Hideux, membre du shadow cabinet de François Bayrou avoue, un brin maussade : « pour l'instant, nous subissons, on attend que ça passe », il ajoute « pour nous, cette focalisation sur les campagnes de Sarkozy et Hollande finira bien s'arrêter ».

Finalement, le meilleur allié de François Bayrou, sera sans doute le CSA. Yann Werling, porte parole du Modem le reconnaît : « quand tout le monde devra être à égalité de temps de parole, ça va nous aider c'est certain ».

Le député Jean Lassalle approuve et pousse l'analyse : « nous avons disparu des écrans radars, il faut le reconnaître », il ajoute, « je préférerai qu'on soit à 15 ou 16%. Pour ça, il faut que François apparaisse à tous comme un guide, un homme apaisant ». Autrement dit, il va falloir encore travailler pour montrer aux électeurs que François Bayrou n'est pas seulement l'auteur d'Abus de Pouvoir , le réquisitoire anti-Sarkozy publié en 2009. Précision de l'euro-députée Nathalie Griesbeck : « les gens regarde le tempérament, la personnalité, donc il ne faut plus diagnostiquer mais proposer » ... En secret, certains rêvent parfois de voir un Bayrou plus offensif. Sous couvert d'anonymat, un parlementaire confie : « souvent j'écoute Mélenchon, et je me prends à être d'accord avec lui... » - Mais François Bayrou, lui, ne veut pas jouer au jeu du "j'ai changé" ; pas question de modifier son style. Fait-il confiance au calendrier ? Oui. Son équipe ne cesse de le répéter : 60 jours, c'est long. Et d'ailleurs c'est François Bayrou lui même qui a mis sa campagne en stand-by, en retrait on va dire. Il a voulu travailler son projet, faire des tables rondes d'experts, bref, avoir une grand phase de réflexion anti-spectaculaire avant de passer à un moment plus concret.

Début mars, il va rendre publiques ses propositions et faire toutes une série de déplacements en région, puis un grand meeting à Paris vers le 19 mars, au Zenith, comme en 2007. Au Modem les élus ne s'affolent pas, le message c'est « laissons faire le temps ». Et François Bayrou peut s'appuyer sur les deux épisodes précédents : en 2002 comme en 2007, c'est toujours en mars que ses campagnes se sont installées.

Ce qui pose l'éternelle question de savoir si l'Histoire se répète... sachant qu'évidement, le Modem espère bien, qu'elle ne se répétera pas.

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