A la Une des journaux ce matin

Par Eric Delvaux

Les Echos : Vers un recul historique du pouvoir d'achat en France : -1,2 % l'an prochain selon l'INSEE

Libération : A propos de la police : « Mais que fait Manuel Vals ? » après 10 ans de sarkozysme, « il ne veut pas froisser ses troupes »

L’Humanité : Les premières mesures sociales : "Au minimum"

La Croix : La nouvelle vie d’Aung San Suu Kyi

Le Figaro : Angela Merkel et son coup de poing sur la table hier pour s'opposer à la mutualisation de la dette

Le Parisien/Aujourd’hui en France : Faut-il sanctionner les Bleus qui ont dérapé durant l'Euro ?

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- Des auteurs résistent à la loi sur la numérisation des oeuvres indisponibles . Cette loi adoptée en février dernier a pour but de rendre à nouveau accessible sous forme numérique l'ensemble de la production littéraire du XXeme siècle qui n'est plus disponible commercialement. Une loi qui a heurté certains auteurs, selon ActuaLitté.com, qui ont donc décidé de contourner la loi en lancant la plateforme indisponibles.fr.

- Des vacances plus chers avec un Mac. On savait qu'acheter un pc coûtait moins cher qu'un Mac mais il vaut mieux également réserver ses vacances avec un PC, en tout cas sur Orbitz. Selon le Wall street Journal, le site de voyage s'est aperçu que les utilisateurs de Mac dépensaient en moyenne 30% plus dans une chambre d'hôtel que ceux d'un PC ou qu'ils étaient également 40% plus nombreux à réserver des hôtels à 3 ou 4 étoiles. Le voyagiste a décidé de modifier son moteur de recherche et de proposer directement des offres plus coûteuses aux fans de la marque à la pomme.

- Un éthylotest pour smartphone . Rien à voir avec les applis qui permettent d'évaluer l'alcoolémie en se basant sur combien de verres d'alcool son utilisateur a bu, le B-test (gagnant des Lauréats de la Prévention 2012) est un véritable éthylotest électronique. De la taille d'une boite d'alumettes, il est équipé d'un embout amovible et se branche sur un smartphone. En cours d'homologation, le B-test est fabriqué par l'entreprise française AndroMc Systems et devrait être commercialisé à la fin de l'année. A partir du 1er juillet, tous véhicules, sauf les deux-roues de moins de 50 cm3, seront dans l'obligation de posséder un éthylotest.

Le PS et les Verts se déchirent

La chronique politique de Stéphane Leneuf, du service politique de France Inter

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Les tensions se font de plus en plus vives dans la majorité entre les socialistes et leurs partenaires écologistes. Nouvelle illustration hier, lors de la distribution des postes des présidents de commissions à l'Assemblée nationale.

Cela devient très chaud et l’on peut même dire que cela commence à faire beaucoup pour une majorité qui n'est pas encore au travail.

La semaine dernière, le ministre chargé des Relations avec Parlement Alain Vidalies, déniait la liberté de vote des écologistes au Parlement. « Propos méprisants », rétorque alors Jean-Vincent Placé, le président du groupe au Sénat. Lors du remaniement ministériel, Nicole Bric est évincée du ministère de l'Ecologie car elle épouse la thèse des écolos sur l'arrêt des forages en Guyane. Du coup, samedi après-midi, au conseil fédéral d'Europe Ecologie les Verts, les élus écolos se relayent devant les médias pour fustiger le mauvais signal envoyé par le gouvernement. Le nouveau secrétaire national cogne fort. "Une attitude qui n'est pas tolérable " explique Pascal Durand.

Et puis hier, nouvelle poussée de fièvre, mais cette fois entre parlementaires. Le groupe écologiste revendiquait la présidence de la commission Développement durable pour Denis Baupin. Les députés socialistes ont dit niet. Cette commission est finalement revenue à l'un des leurs : Jean-Paul Chanteguet. En compensation, les socialistes ont offert un poste de vice-président de l'Assemblée et la présidence de la commission des Affaires européennes, organe non permanent. Un véritable camouflet pour les écolos, qui du coup ont voté blanc lors de l'élection de Claude Bartolone.

  • Pourquoi un si mauvais démarrage dans les relations entre partenaires de la majorité ?

Plusieurs raisons à cela. Les socialistes n’ont pas besoin des écologistes à l’Assemblée, ils ont la majorité absolue.

Hier, Noël Mamère a dénoncé l’ivresse de l’hégémonie socialiste. Ensuite, on se souvient que pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait été très clair : son programme était à prendre ou à laisser. Les écologistes étaient donc prévenus depuis longtemps et ils savaient pertinemment qu’ils ne disposeraient d’aucune marge de manœuvre.

Enfin, au PS, ils sont encore nombreux à avoir encore en travers de la gorge l’accord électoral passé entre Cécile Duflot et Martine Aubry, qui réservait 60 circonscriptions aux écolos. On sait ce qu’il est arrivé, avec les multiples dissidences socialistes qui ont réduit le groupe écologiste. 17 députés, alors qu’ils en attendaient au minimum deux fois plus.

  • Que peuvent faire les écologistes?

Pas grand chose. Ils n'ont pas d'autre choix pour l'instant que de se soumettre et de dénoncer un accord non respecté.

Ils ne sont pas en position de négocier quoi que se soit. Aujourd’hui, le problème qui se pose pour eux est simple : comment participer à un gouvernement et soutenir son action au Parlement tout en conservant son pouvoir de critiquer son action ? Il va falloir trouver un équilibre. La répartition des rôles est faite. Aux parlementaires écolos et au parti le soin de "l'ouvrir" quant il le faut. Aux deux ministres, Cécile Duflot et Pascal Canfin, la mission de peser en interne sur leurs homologues.

La question est : au vu des premières tensions, combien de temps cela tiendra-t-il ?

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