• A la Une de la presse ce matin - par Yves Decaens

  • Ce qui fait débat ce matin dans la presse - par Yves Decaens

  • Un jour sur la toile -par Hélène Chevallier

-Message d'amour entre Israéliens et Iraniens. Ronny Edry a mis en ligne à la mi-mars une photo de lui, sa fille dans les bras et ce message : "Iraniens nous vous aimons, jamais nous ne vous bombarderons". Depuis le message a été repris par de nombreux isréliens et iraniens. Une campagne d'amour à voir sur le site israelovesiran.com et sur Facebook.

Israel loves iran
Israel loves iran © radio-france

- Du LOL et des mèmes pour la procuration. Le PS a mis en ligne hier un clip pour sensibiliser à la procuration pour l'élection présidentielle (qui tombe pendant les vacances scolaires). Un clip plutôt bien ficelé qui utilise tous les grands phénomènes de la Toile de ces dernières années.

Vivement une démocratie moderne !

Les socialistes s’inquiètent de la mobilisation à la présidentielle

Hier, les socialistes ont lancé une campagne pour encourager ceux qui seront en déplacement au moment de la présidentielle à recourir au vote par procuration. Avec au passage, je vous le conseille si vous ne l’avez pas encore vu, un clip vidéo très réussi. Pourquoi cette initiative ? Parce que cette année, l’élection tombe en pleines vacances scolaires. Les 3 zones seront en congés pour le premier tour et une pour le second tour.

Cela peut paraître anodin, mais ça ne l’est pas pour le Parti Socialiste, parce que l’électorat enseignant qui risque de préférer le grand air au chemin des urnes est très majoritairement à gauche. Un manque à gagner potentiellement préjudiciable à François Hollande, quand on sait que le score des deux favoris pourrait être serré. Alors vous me direz, pourquoi ne pas avoir recours au vote par Internet ou électronique ? Parce qu’à grande échelle, il n’est pas encore fiable. Ce qui ne devrait pas nous empêcher d’explorer ce mode de scrutin, et pourquoi pas en y investissant une part du grand emprunt promis et qui est en oeuvre depuis 2008.

- Etcela pose plus largement la question d’une organisation anachronique des élections

En effet, comment se fait-il que notre démocratie ne se soit pas mise à l’heure de la modernité ? Par exemple, à défaut d’un vote électronique, comment se fait-il qu’on ne puisse pas glisser son bulletin dans l’urne dans une autre ville française que celle où l’on réside habituellement après avoir, bien sûr, prévenu sa mairie de résidence ? Voter est un droit, un devoir, mais pas un sacerdoce.

Autre exemple d’archaïsme : la publication des sondages. Elle est interdite la veille et le jour du scrutin. Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux changent complètement la donne. Des enquêtes d’opinion pourront circuler via Facebook ou Twitter à vitesse grand V, jusqu'au jour J. Si l’on estime que les sondages font partie du processus de décision, en plus d’être impossible techniquement, il est hypocrite de vouloir les proscrire 24 heures auparavant. Ou alors, on aggrave la fracture entre les Français branchés aux nouvelles technologies et les autres.

Enfin, last but not least comme on dit dans la langue de Shakespeare, la campagne officielle qui n’a pas changé depuis des lustres.

A partir du 9 avril et pendant deux semaines, nous allons avoir droit aux spots télé et radios les plus kitchs et les plus rétrogrades. Ils déservent les petits candidats plus qu'ils ne les servent. Faute d’être éclairants, ils feront la joie des internautes qui se livreront à des pastiches hilarants. Bref, il est temps de dépoussiérer et de revivifier nos pratiques démocratiques. Ce n’est pas rien : c’est l’engagement citoyen qui est en jeu.

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Une chronique réalisée en partenariat avec l'hebdomadaireL'Express

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