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Les contours du nouveau gouvernement- par Benjamin Sportouch , journaliste à l'hebdomadaire L'Express

Le nouveau gouvernement, on en connaît les principaux contours. Pierre Moscovici tient bien la corde pour Matignon. Le député de l’Isère André Vallini devrait décrocher la Justice. Au ministère de l’Intérieur en revanche, c’est plus incertain. Cela se joue entre Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité du PS et le sénateur socialiste François Rebsamen. Bon je m’arrête. Vous l’aurez compris, il s’agit là de politique fiction.

Enfin plutôt de politique tout court, devrais-je dire. Car tous ceux que je viens de citer se voient réellement dans le premier gouvernement de François Hollande. Depuis sa désignation officielle, au Parti Socialiste, on se distribue déjà les portefeuilles. On n’hésite pas à jeter des peaux de banane à ses potentiels rivaux.

Le plus bel exemple d’autopromotion a été donné par Ségolène Royal, qui affirme avoir reçu des assurances pour devenir présidente de l’Assemblée nationale.

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- Que valent ces pronostics ?

Rien du tout. Et les politiques ne sont pas dupes. Mais en disant ici et là qu’ils ont un avenir ministériel ou de premier plan, ils tentent surtout de placer leurs pions en espérant une prophétie auto-réalisatrice.

Car, c’est bien connu, en politique « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Le plus souvent, le résultat final est très loin de ce qui a été anticipé.

François Hollande a raison de dire que c’est une campagne qui fait un Premier ministre. C’est très juste.

Nicolas Sarkozy lui-même l’a expérimenté à son détriment. En 2001, il était persuadé qu’il deviendrait le Premier ministre de Jacques Chirac. Il avait finalisé son gouvernement. Il en était à dresser la liste des préfets. C’est vous dire ses certitudes. On connaît la suite… Jacques Chirac a nommé Jean-Pierre Raffarin.

Les caciques socialistes feraient donc bien de s’abstenir d’organiser leur propre casting et François Hollande serait bien inspiré de les mettre en garde, pour trois raisons.

D’une part, parce qu’il n’y a pas de place pour tout le monde et qu’il faudra bien en faire pour les alliés du PS, le Front de Gauche de Mélenchon et les Verts.

Deuxièmement, parce que les socialistes tendent à la droite un bâton pour se faire battre. On entend déjà la majorité actuelle dénoncer une gauche arrogante où seules comptent les ambitions personnelles.

Et enfin, tout simplement, parce que rien n’est gagné !

Les électeurs adorent déjouer les pronostics des sondages. Ils l’ont déjà fait dans le passé, en 1995, en 2002 notamment et… ils y ont pris goût !

Une chronique en partenariat avec L'Express

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