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  • L'édito politique - par Benjamin Sportouch , journaliste à l'hebdomadaire L'Express

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Un mini remaniement ministériel- par Benjamin Sportouch, journaliste à l'hebdomadaire L'Express

Les élections sénatoriales ont eu pour conséquence un mini-remaniement. Chantal Jouanno a quitté le ministère des Sports. Son remplaçant n’est autre que David Douillet. En sport, justement, on appellerait ça un transfert. Car jusque-là, l’ancien judoka était en charge des Français de l’étranger, un portefeuille créé le 29 juin dernier. David Douillet y sera resté 89 jours, -j’ai compté-, pas un de plus. L’Elysée assure qu’on va lui trouver un successeur dans les jours qui viennent… Attendons de voir.

Ce qui est sûr, c’est que la valse des titulaires de portefeuille ministériel est une spécialité française. On peut par exemple citer celui des Affaires européennes. On ne cesse de nous répéter que c’est un sujet prioritaire. Résultat : nous sommes au cinquième ministre depuis 2007. Il m’a fallu du temps, hier, pour en retracer l’historique.

- Et le problème est sûrement bien plus vaste

Il porte en effet sur le fond des ministères, sur leur champ d’action. On peut tout à fait avoir des ministères temporaires et qui ont un sens. Un ministère de mission, en somme, avec un objectif précis. C’était la raison d’être du ministère de la Relance après le début de la crise économique de 2008 qui n’a existé que deux ans.

On ne peut pas en dire autant du secrétariat d’Etat chargé des Français de l’étranger. Sans administration dédiée, il ne répondait pas à un besoin impérieux. Je m’interroge : quel est le bilan de David Douillet à ce poste ? Pas grand-chose, pour ne pas dire rien. Ces ministères sont avant tout des ministères de convenance. Dans ce cas, c’est un portefeuille électoraliste. Car en 2012, Nicolas Sarkozy compte sur les voix des Français de l’étranger dont le nombre a beaucoup augmenté. Autre utilité de ces ministères et pas des moindres : recaser des proches ou des alliés. Jean-Marie Bockel, par exemple : avant d’être définitivement viré du gouvernement il y a bientôt un an, l’ancien socialiste avait eu comme dernier poste un secrétariat d’Etat à la Justice, mais sans dossiers précis. Rien n’était prévu dans les décrets de répartition, c’était au bon vouloir de sa ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie. Autant vous dire qu’elle n’était pas très partageuse. Mais il fallait, à ce moment-là, trouver un point de chute à ce représentant de l’ouverture.

François Fillon a toujours défendu l’idée de ministres durables. Il avait souhaité la sanctuarisation de certains ministères dans la constitution. Peut-être était-ce une idée un peu trop rigide. Mais de là à créer des portefeuilles sans lendemain, il y a incontestablement de la marge !

Une chronique en partenariat avec L'Express

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Le livre de Charles Berling, le comédien, intitulé Aujourd’hui, maman est morte , aux éditions Flammarion, est un court récit, bouleversant et effrayant à la fois, de ce qu’à été la vie de sa mère.

Enfance volée par un père brutal, frustre, colérique et jamais satisfait, adolescence marquée par des drames et vie adulte peu en rapport avec ses premières aspirations. C’en est trop à affronter. La mère de Charles Berling sombre dans la folie. Une folie douce, lente, qui s’installe par petites touches et grandes colères. Comme cette fois où elle apostrophe son fils alors sur scène, au Festival d’Avignon, le plongeant dans l’embarras le plus douloureux. Le comédien se met à nu dans ce livre, comme jamais ; il nous dévoile ses petits secrets et ceux de sa mère, comme on lirait un monologue au théâtre.

C’est sobriété et souffrance à la fois. Un très très joli livre.

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