• A la Une des journaux ce matin - par Eric Delvaux

  • Ce qui fait débat dans les pages média ce matin - par Eric Delvaux

  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier, en direct duMobile World Congress , à Barcelone

On attendait beaucoup de la conférence de Nokia, mais finalement, pas de grosse surprise. Le Finlandais a confirmé la sortie déjà annoncée à Las Vegas du Lumia 900, grand-frère du 800, ainsi qu’un Lumia plus bas de gamme(le 610) destiné aux jeunes. Nokia nous a sorti un OVNI de sa poche le « PureView », un téléphone équipé d’un appareil photo de 41 millions de pixels ! A quoi cela sert-il ? C’est la question que j’ai posée à Xavier Deshorts de Nokia France.

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Interview de Xavier Deshorts

En fait c’est pour les mauvais photographes, pour pouvoir récupérer une photo hyper mal cadrée. Vous noterez qu’un téléphone qui fait appareil photo cela s’appelle un photophone.

- Orange a annoncé hier le lancement de son premier smartphone

Nom de code : Orange Santa Clara. Ce téléphone intelligent est fabriqué avec Intel et tournera sous le système d’exploitation Androïd. L’opérateur français souhaite augmenter la proportion d'appareils sous sa marque de manière à ce qu’en 2012, un téléphone vendu sur cinq dans ses boutiques soit un téléphone de marque Orange.

Sachez que pour seule et unique nouveauté, le numéro 2 de la téléphonie mondial Samsung a présenté une tablette, la Galaxy Note 10.1, la version maxi de la tablette avec son stylet, mais aucun nouveau téléphone. Le Sud-coréen se réserve pour un évènement à part, comme le fait Apple.

Pour finir, je voulais vous parler de la PadFone, le nouveau concept d’Asus. Le fabricant propose un smartphone qui se transforme en tablette. En fait, le téléphone se glisse dans une petite trappe au dos de la tablette qui, elle-même, peut se transformer en ordinateur portable puisqu’on peut la poser sur une station d’accueil avec un clavier. Le tout est utilisable avec un stylet qui permet d’écrire sur la tablette, mais pas seulement : vous pouvez aussi répondre au téléphone avec. Jeffrey, est responsable du PadFone chez Acer.

Interview de Jeffrey, responsable du PadFone chez Acer

Pas sûr que ce PadFone soit un succès commercial, mais au moins, il a le mérite d’être un peu fun et c’est rare, cette année, à Barcelone.

  • La chronique politique - par Stéphane Leneuf, du service politique de France Inter

Les candidats à la présidentielle se suivent au Salon de l’Agriculture. Aujourd’hui, c’est François Hollande qui doit se rendre sur place et jeudi, ce sera au tour d’Eva Joly. Les relations entre les écologistes et le monde paysan ont toujours été difficiles, mais les choses évoluent. __

Le Salon de l’Agriculture n’a jamais été le terrain de jeu favori de l’écologie. On se souvient que l’an passé, il avait démarré sur une violente polémique.

France Nature Environnement avait créé une belle controverse en placardant, dans les stations du métro parisien, une vingtaine d’affiches pour dénoncer les OGM, la prolifération des algues vertes et des pesticides. Une campagne qui avait provoqué une scission jusque dans les rangs du gouvernement. Bruno Lemaire, le ministre de l’Agriculture l’avait jugée scandaleuse. Nathalie Kosciusko-Morizet lui avait répondu qu’il fallait respecter le droit d’expression.

On se souvient également, il y a deux ans, de la célèbre phrase de Nicolas Sarkozy au moment où il inaugurait le salon : « l’environnement, ça commence à bien faire ».

Une phrase qui enterrait définitivement les espoirs suscités par le grenelle de l’Environnement.

- Du coup, les candidats à la présidentielle, en tous cas certains d’entre eux, n’ont jamais été très à leur aise sur le Salon

En 2002, Noël Mamère, qui se présentait comme une sorte de médiateur entre le monde politique et le monde paysan, a visité le salon en rasant les murs. En 2007, Dominique Voynet s’est pris des tomates sur la tête. José Bové, candidat également cette année-là, avait fait le choix de faire le salon à la ferme, chez lui, sur son exploitation agricole.

Le salon est donc un moment toujours très délicat pour les candidats écolos qui n’ont jamais fait recette en termes d’intentions de vote dans le milieu paysan : 4% au mieux pour Eva Joly actuellement.

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- Eva Joly dont la venue de jeudi prochain est d’ores et déjà bien balisée

La candidate sera accompagnée de José Bové. Eva Joly rencontrera toutes les organisations syndicales, même le président de la FNSEA, Xavier Belin, avec qui elle doit s’entretenir. José Bové me confiait au téléphone qu’il n’y avait aucune raison que cela se passe mal, ni que cela soit tendu, même si l’on n’est pas à l’abri d’un acte isolé comme un nouveau lancé de tomates.

En fait, reconnaît le député européen et porte-parole d’Eva Joly, le débat écologique est désormais bien inscrit dans le monde agricole. Hier, par exemple, sur le salon, ce sont les agriculteurs victimes de pesticides avec Paul François en personne (celui qui a réussi à faire condamner Monsanto) qui sont venus manifester dans les travées du salon.

Si le débat écologiste est à l’intérieur de la profession, cela tient sans doute à la réforme de la PAC qui vera le jour en 2013 et que le futur Président de la République devra appliquer. Une réforme qui prévoit que 30% des aides européennes seront liées aux pratiques environnementales. Dès lors, même au sein de la FNSEA, José Bové reconnaît qu’il y a des secteurs qui évoluent plus vite que d’autres, notamment tout le secteur de la polyculture qui intègre de plus en plus des pratiques environnementales. Et ce même si beaucoup à la FNSEA estiment encore que l’écologie est l’empêcheur de tourner en rond dès que l’on parle compétitivité et d’agriculture industrielle. Une évolution qui est due, sans doute également, à la crainte des Français quant aux menaces que l’agriculture industrielle fait peser sur leur santé.

On en revient ainsi à France Nature Environnement. L’association vient de publier un sondage sur le sujet, qui montre qu’une majorité de Français est en attente d’une plus grande transparence sur les produits qui arrivent dans les assiettes. Alors même si le vote agricole reste traditionnellement un vote de droite, des passerelles sont installées entre les écolos et le monde paysan.

Il y a quelques années, le divorce était bien réel. La fracture est peut-être moins évidente aujourd’hui.

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