A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Libération : N'est-il pas trop tard pour relancer la croissance dans la zone euro ?

La Croix : Changer l'Europe : oui, mais comment ?

Le Figaro : Le couple franco-allemand réuni hier soir à l'Elysée est favorable à plus d'intégration européenne

Les Echos : Angela Merkel refuse ce qu'elle appelle "les solutions faciles de la France"

L'Humanité : Appel aux chefs d'Etat européeens pour qu'ils refusent le virage austéritaire

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Est-ce une bonne ou une mauvaise idée de bloquer les loyers au moment de relouer un bien immobilier ?

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

La Nexus 7
La Nexus 7 © radio-france

- __ Google s'attaque au marché de la tablette Low Cost... Le géant américain a lancé hier la Nexus 7, sa première tablette tactile. Commercialisée à 199 dollars, elle ne fait que 7 pouces, sera équipée uniquement d'une caméra frontale pour la visioconférence et embarquera le nouveau système d'exploitation de Google surnommé Jelly Bean. La Nexus 7 s'attaque plutôt au marché de la Kindle Fire d'Amazon plutôt qu'à celui de l'Ipad d'Apple.

... ET passe un accord avec les associations anti-racistes. SOS racisme ou encore l'Union des étudiants juifs de France avaient porté plainte contre Google à cause de Suggest. Elles reprochaient à l'outil de Google de proposer systèmatiquement le mot juif dans la barre de recherche quand un internaute taper certains noms de personnalité. Elles ont fini par retirer hier leur plainte après avoir trouvé un accord "confidentiel" avec la firme. Impossible de savoir si le terme juif sera à l'avenir supprimé de l'outil.

Le Minitel
Le Minitel © radio-france

- « 3615 code Qui n'en veut plus », titrait il y a quelques jours Libération. 30 ans après sa mise en service, le Minitel s'éteint le 30 juin prochain. Pour certains, la célèbre boîte en plastique marron était morte depuis longtemps. Selon Orange, ils sont pourtant encore 420 000 à l'utiliser. A son apogée en 1996, le Minitel comptait 26 000 services (il en reste 1486 aujourd'hui). Des services qui auraient rapporté à France Telecom un chiffre d'affaires total de 23 milliards d'euros. Reportage avec un médecin utilisateur jusqu'au bout, et interview de Benjamin Thierry, co-auteur avec Valérie Schafer du livre Le Minitel, l’enfance numérique de la France. Deux rdv autour du minitel à noter ce vendredi : Colloque «3615 ne répond plus» à l’Institut des sciences de la communication du CNRS et Minitel Forever un banquet funéraire à partir de 19h à La Tapisserie.

Le sommet européen aujourd'hui à Bruxelles s'annonce tendu

La chronique politique dePiotr Smolar , journaliste au quotidien Le Monde

Les critiques pleuvent sur la chancelière allemande, Angela Merkel, qui reste sacrément imperméable. Ca tombe de toutes parts : des pays du sud, mis à genoux par l’austérité ; des institutions européennes, mais aussi du reste du monde, qui nous regarde avec un mélange de consternation et de mépris. Que dit Angela Merkel ? Pas question de mutualiser les dettes des Etats-membres. La solidarité européenne, c’est sympathique. Mais pour Berlin, il faut d’abord résoudre le problème de la compétitivité de ces économies du sud à la dérive, il faut revoir leur système fiscal et amincir leur appareil d’Etat. - Ce n’est pas vraiment le message de Paris… François Hollande a promis un pacte de croissance pendant sa campagne. Il veut l’arracher à tout prix, même si ce pacte n’est qu’un jeu comptable, une réallocation de fonds déjà prévus. Résumons brutalement : Paris veut une infirmière, alors que Berlin veut un gendarme. Paris veut soigner l’Europe en dépensant plus, pour relancer la croissance. Berlin veut que les budgets des Etats soient soumis à une supervision drastique. Chacun est enfermé dans ses intérêts nationaux, dans un débat trop technique. Nos dirigeants essaient de sauver l’Europe du précipice. Ils le font avec sincérité, mais sans courage. Ils veulent nous faire croire qu’on peut réformer l’Europe sans abandonner une part de souveraineté nationale. Ils veulent nous persuader qu’on peut fabriquer de la dette commune sans consolider le pouvoir fédéral. La situation française est consternante. Les politiciens, de gauche comme de droite, ont passé six mois sur la lune électorale, en apesanteur, et ils n’ont pas très envie de descendre. Depuis deux ans, les Etats-membres avancent dans un tunnel avec une boîte d’allumettes pour s’éclairer. Ils ne font que colmater les brèches. Ils annoncent un énième sommet de la dernière chance, se félicitent de ses résultats et puis ils doivent déjà préparer le suivant, car le bateau continue de prendre l’eau.

Personne de censé ne prône l’effacement des nations. Mais personne de censé ne peut défendre une Europe à la papa, une Europe des capitales, où chacun ferait sa tambouille sans se préoccuper du voisin.

Il y a un débat qu’on ne pourra reporter sans fin, celui de la légitimité démocratique de l’UE. Les peuples rejettent massivement les institutions européennes bureaucratiques. Ce n’est pas en donnant plus de pouvoir à ces institutions qu’on surmontera ce divorce. L’incarnation de l’Europe, le mode de désignation de ses dirigeants, le rôle du Parlement : ces sujets-là ne peuvent rester accessoires. Ce sont les valves du cœur européen.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.