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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier , en direct du Mobile World Congress , à Barcelone

Ils sont loin d’être les plus fins, les plus rapides, ou les plus design : ce sont les téléphones pour séniors.

Dans le secteur, ils sont deux principaux constructeurs à se partager le marché : l’Autrichien Emporia et le Suédois Doro , qui va commercialiser prochainement LE premier smartphone pour séniors.

Doté d’un écran tactile mais aussi d’un clavier, il est équipé d’un appareil photo qui peut servir de loupe. Comme tous les téléphones Doro, il a une touche d’appel d’urgence dans le dos et comme tout bon smartphone, il a ses applications. Celles-ci sont développées spécialement pour les séniors, comme une application pour Facebook.

Interview de Jérôme Arnaud, PDG de Doro

Doro lance également une interfarce simplifiée pour les tablettes androïd, qui est loin d’être facile à manier, même quand on s’y connaît un peu. Doro propose, lui, d’installer un logiciel qui se met par-dessus androïd et permet l'accès à un menu simplifié de la tablette. Le constructeur réfléchit à développer sa propre tablette.

- Du smartphone simplifié à la messagerie intelligente

Avec l’application On VoiceFeed, une messagerie vocale intelligente qui permet d’avoir un message de répondeur différent en fonction de la personne qui vous appelle.

Démonstration avec Gilles Corbett.

On Voice Feed est pour le moment uniquement disponible pour Iphone et l’application est gratuite pour trois messages différents. Au-delà, c’est huit euros par an.

Enfin, un dernier gadget : le fabriquant de pîles Duracell va commercialiser prochainement en Europe un chargeur de téléphone par induction .

Vous mettez votre téléphone dans une coque spécifique qui ressemble à n’importe quelle coque de protection.

Quand il n’a plus de batterie, pas besoin de le brancher : vous le posez juste sur un grand rectangle et il se recharge. Un système qui pourrait, dans le futur, débarquer dans les voitures, mais aussi sur les comptoirs des bars.

Nicolas Sarkozy était en meeting hier à Montpellier pour dévoiler son projet sur l'éducation. Désormais, tous les candidats ont mis sur la table leurs propositions. Tous promettent le changement, mais on reste finalement sur des positions très classiques. __

Tout le monde est unanime sur le constat : l'école va mal. Mais personne ne semble vouloir s'engager dans une vraie révolution pour améliorer un système, qui laisse tous les ans sur le carreau 150.000 jeunes sans qualification.

Les propositions des candidats tiennent plus à du replâtrage de façade qu'à une véritable volonté de reconstruire, avec de nouvelles idées, le système éducatif.

- Un relatif immobilisme qui tient peut-être au vote enseignant, structurellement de gauche

Ce n'est pas une grande surprise. Un sondage publié par Le Monde il y a quelques jours montre que près de la moitié des enseignants ont l'intention de voter François Hollande au premier tour, près de 20% pour François Bayrou et 12,5% seulement pour Nicolas Sarkozy. En 2007, le candidat président avait réussi à séduire 18% des enseignants.

- Du coup, un tel "glacis politique" qui perdure depuis des années n'engage pas forcément à faire de grandes réformes

Oui. Prenons le cas de François Hollande. Il n'a aucun intérêt à se mettre à dos un électorat qui lui est totalement acquis. Il reste donc dans un schéma de propositions qui ne lui fait pas quitter son terrain, qui fleure bon les politiques de gauche menées dans les années 1980 et 2000 : on augmente les postes et on assure que l'on va détricoter ce que la droite a fait pendant 5 ans. Il caresse dans le sens du poil les enseignants du primaire, le noyau dur traditionnel du vote socialiste.

François Bayrou marque également une certaine continuité. En 1995, alors qu'il était ministre de l'Education, il avait proposé un nouveau contrat pour l'école fait de 155 propositions. Cette fois, il a diminué la voilure. Avec ses trente orientations pour l'éducation, il continue de se poser en gardien des valeurs de l'école et des enseignants et particulièrement ceux du secondaire, dont il est issu puisqu'il est agrégé. Le verbe « instruire » est au cœur de sa campagne à travers un grand plan de progrès qu'il souhaite mettre en place pour l'éducation. Le problème, quand on y regarde de plus près, c’est il n'y a pas beaucoup de nouvelles idées.

Quant à Nicolas Sarkozy, il sait pertinemment que le vote enseignant lui est hostile. C'est un peu un combat perdu d'avance. Son discours, comme en 2007, s'adresse donc aux familles qu'il place au même rang que les enseignants. Hier, il a répété : "l'école est l'affaire de tous. Ce n'est pas une affaire de corporation ni de statut" ; "l'école appartient à toutes les familles de France". Et puis, il nous a refait le coup du "travailler plus pour gagner plus", avec lui "c'est enseigner plus pour gagner plus". Le discours est aussi destiné a l'électorat de droite : oui au mérite et à l'excellence, non a l'égalitarisme et au nivellement. On reste là dans un schéma classique d’affrontement idéologique gauche/droite sur l'éducation. Chaque candidat flatte le cœur de son électorat. Il n'est pas sûr que notre système éducatif sorte une nouvelle fois gagnant de l'absence des vraies nouveautés dans les propositions des uns et des autres…

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