A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Le Figaro : Jean-Marc Ayrault confronté aux revendications syndicales. Le Premier ministre reçoit aujourd'hui les leaders des huit organisations représentatives.

L’Humanité : L'emploi largement en tête des préoccupations des Français, sondage Harris interactive à l'appui.

Les Echos : La brutale aggravation des finances de l'état espagnol

La Croix : La crise du pouvoir au Vatican : c'est la crédibilité même de la gouvernance du Saint Siège qui est atteinte après l'arrestation du majordome du Pape et l'éviction du directeur de la banque du Vatican.

Le Parisien/Aujourd’hui en France : La grogne des petits actionnaires découvrant les salaires des grands patrons : « la contre-attaque des actionnaires ».

Libération : La photo volontairement floue de Nicolas Sarkozy. La droite déboussolée sans lui pour les législatives.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

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-Une cyber-attaque géante découverte au Proche et Moyen-Orient : Flame serait ce virus le plus complexe et le plus sophistiqué jamais découvert, selon l'entreprise Kaspersky Lab, spécialisée en sécurité informatique. Un ver qui aurait attaqué depuis 8 ans près de 600 cibles très précises : entreprises, institutions, gouvernements situés principalement en Israël, en Iran ou encore au Soudan. Son but : aspirer le maximum de données sensibles. Selon les spécialistes, cela ne pourrai tvenir que d'un autre Etat.

- Facebook va se lancer dans la téléphonie, selon le New York Times . Facebook pourrait lancer son propre smartphone pour concurrencer Google son système androïd et ainsi récupérer une part du juteux marché publicitaire qui échappe au réseau social.

- Angela Merkel est fâchée avec la géographie, en témoigne cette vidéo sur le site Rue89.

- Serious Games :quand un jeu vient au secours d'employés d'une entreprise extrêmement critiquée. "Tam tam la parole est à vous", c'est un jeu mis en place par le groupe chimique et pharmaceutique Bayer. Son but : accompagner les salariés qui seraient victimes ou qui auraient nourri une défiance par rapport à certaines activité de leur société.

Vincent Peillon publie 17 rapports sur l'Education nationale jusque là tenus secrets

La chronique politique de Benjamin Sportouch , du magazine L'Express

Vincent Peillon
Vincent Peillon © Radio France

Le nouveau ministre, Vincent Peillon, a décidé de rendre publics des rapports réalisés par les Inspections générales de l'Education nationale. Ce qu'avait refusé en leur temps ses prédécesseurs, Xavier Darcos puis Luc Chatel. Une volonté de transparence tout à fait louable.

Entre 2007 et 2012, l'une des obsessions de Nicolas Sarkozy était que le politique ne soit pas soumis aux diktats de l'administration dont le travail finissait donc au mieux dans les placards, au pire à la poubelle. Il y avait certainement là une vision démesurément négative de l'utilité des services de l'Etat.

Mais attention, maintenant, à ne pas tomber dans l'excès inverse. Et de passer d'une aversion injustifiée à une célébration exagérée. Autrement dit, Vincent Peillon a eu raison de sortir des cartons des rapports qui mettent en lumière de nombreux dysfonctionnements, par exemple sur l'inadaptation de la formation des enseignants de maternelle ou bien encore sur le manque criant du nombre de professeurs remplaçants dans le secondaire.

Mais pour autant, les politiques publiques, notamment en matière d'éducation, s'inscrivent dans un temps long et les amender au gré de rapports successifs serait totalement contre-productif. L'évaluation administrative à un instant T ne doit pas être l'unique étalon de l'efficacité d'une réforme.

- Mais il faut pourtant bien évaluer leurs conséquences et leurs coûts…

Bien sûr ! C'est pour cela que Vincent Peillon n'a fait que la moitié du travail. L'autre partie est plus délicate : il s'agit de trouver les moyens de mesurer intelligemment l'impact d'une réforme et de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ainsi, l'un des rapports juge sévèrement le coût prohibitif des internats d'excellence voulus par l'ancien chef de l'Etat et destinés aux élèves les plus défavorisés socialement. Mais il serait dommage d'abandonner sans autre forme de procès une idée qui peut participer de l'égalité des chances.

Le politique doit garder la main et l'administration lui servir de boussole. C'est ainsi que devrait être envisagée une politique d'évaluation.

Des objectifs précis pourraient ainsi être actés au moment même de la confection d'une loi, de concert avec les inspections générales de l'Education, des Finances, du Travail qui seraient chargées, chacune dans leur champ de compétences, d'en mesurer la réalisation.

Un véritable suivi, en somme, qui fait aujourd'hui cruellement défaut. Le politique et le technocrate pourraient alors marcher main dans la main plutôt que de s'affronter inutilement. Nicolas Sarkozy avait entamé ce travail, mais en privilégiant uniquement des données comptables. Jean-Marc Ayrault doit aujourd'hui mettre en place une véritable évaluation des politiques publiques alliant coût et efficacité, mais aussi quantitatif et qualitatif.

Il en va du crédit des réformes à venir.

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