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  • Un jour sur la toile - par Hélène Chevallier

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  • La chronique politique - par Guillaume Roquette, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn lancent l'offensive après la mise en examen de leur client pour proxénétisme aggravé

Dans cette affaire, dite du Carlton de Lille, les avocats de DSK considèrent qu’il n’y a pas d’éléments à charge. Ils ont d’ailleurs annoncé que l’ancien patron du FMI allait porter plainte contre Le Monde , qui révélait hier des extraits du procès verbal de sa garde à vue.

Pour faire court, de deux choses l’une. Ou DSK s’est effectivement conduit en proxénète et la mise en examen est justifiée, ou il s’est conduit en client des prostituées et ce n’est pas interdit par la loi.

- Dans ce cas, il n’y a plus d’affaire du Carlton

D’un point de vue juridique, et s’il n’y a rien d’autre à reprocher à DSK, c’est certain. Comme dit l’un de ses avocats, on ne met pas quelqu’un en examen sur une question de morale. Si Dominique Strauss-Kahn n’était qu’un client, l’affaire quitte le terrain judiciaire, elle devient politique.

Et la question que l’on peut se poser est alors la suivante : est-il légitime que quelqu’un, si ce n’est pas un juge, ce peut être un média ou un adversaire politique, demande des comptes à un personnage public sur son comportement moral, même s’il n’a rien fait d’illégal ? Ou bien est-ce que cela ne relève que de sa vie privée ?

Vous me trouverez peut être pudibond, mais je suis assez perturbé en pensant qu’un homme qui qualifie des prostituées de « matériel », qui se livre à des scènes décrites comme « bestiales » par les participantes, a failli devenir Président de la République.

Pour résumer le sujet en une phrase, toute la question est de savoir si l’on peut être exemplaire en public en étant débauché en privé. Et bien, en ce qui me concerne, dussé-je être traité de réac, je réponds non.

Post scriptum :

Jeudi dernier, je m’en suis pris au Canard enchainé qui écrivait sans aucune preuve que le « tueur de Toulouse sentait le nazi ». Dans son édition d’hier, notre confrère reconnait qu’« il s’est bien planté ». Il est plutôt rare, dans notre métier, de reconnaître ses erreurs, alors respect au Canard .

Une chronique réalisée en partenariat avec l'hebdomadaire Valeurs Actuelles

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  • L'histoire du jour- par Alexandra Ackoun

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