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  • L'édito politique

Le Centre peut-il vraiment être indépendant ?- par Benjamin Sportouch , journaliste à l'hebdomadaire L'Express

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C’est en effet l’éternelle question, ou plutôt l’impossible équation. Vous avez ceux qui n’essaient même plus de vivre en solo et abdiquent avant la bataille, et puis ceux qui en rêvent encore.

Dans la première catégorie, je mets Jean-Louis Borloo, qui a très vite compris et jeté l’éponge. Il y a aussi Hervé Morin, qui vient de se déclarer candidat, mais l’ancien ministre de la Défense a déjà prévenu qu’il mettait ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy. Le président du groupe des députés Nouveau Centre -le parti d’ Hervé Morin - est encore plus clair. Il y a dix jours, Yvan Lachaud déclarait : « Nous voulons la réélection de Sarkozy ».

François Bayrou se délecte de ce genre de déclarations, le président du MoDem que je place, lui, dans la seconde catégorie : ceux qui croient encore à une indépendance du Centre.

- En quoi cette indépendance du Centre est-elle un vœu pieu ?

Historiquement, d’abord, la politique française s’est toujours articulée autour de deux grands blocs. Avec, depuis 30 ans, un Centre inscrit à droite.

Et la crise que nous traversons n’arrange rien. Au contraire, elle participe à la bipolarisation de la vie politique. Regardez les sondages actuels : les petits candidats ont beaucoup de mal à décoller.

François Bayrou, qui est candidat pour la troisième fois, ambitionne de changer cela : un vrai big-bang avec une majorité centrale qui agrégerait tous les partis, à l’exclusion des extrêmes.

Mais pourquoi cela marcherait-il à présent, alors qu’il avait échoué à le faire en 2007 et ce, malgré ses plus de 18 % de voix à l’époque ? François Bayrou et son entourage rétorquent : « A circonstance exceptionnelle, réponse exceptionnelle ».

-Et vous n’y croyez visiblement pas.

Mais lui-même, au fond, n’en est pas persuadé. La preuve : au début de l’été, le président du MoDem a clairement annoncé qu’il donnerait une consigne pour le second tour. En 2007, entre Royal et Sarkozy, il avait préféré le vote blanc.

« Les électeurs ont besoin de sentir que leur vote sera utile » : c’est ainsi qu’il justifie cette nouvelle stratégie.

Mais du coup, il est perdant sur les deux tableaux : d’abord, il donne l’impression de ne pas croire à une victoire et d’autre part, il se replace, qu’il le veuille ou non, dans le jeu de la bipolarisation. Dans son camp, d’ailleurs, certains auraient préféré qu’il tienne sa langue. L’un d’eux confiait récemment : « Ca ne fait pas avancer le schmilblick ».

Une chronique en partenariat avec L'Express

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