A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Le Figaro : "Hollande annonce des hausses d'impôts cet été"

Libération : Les patrons du privé et du public vont devoir se serrer la ceinture suite à la réduction de leurs salaires

L'Humanité : La CGT a recensé 50.000 postes menacés en France, dans le document que Bernard Thibaut a remis hier au Premier ministre

La Croix : "Lutte anti tabac, l'urgence africaine"

Les Echos : Les banques européennes sont en train de préparer le scénario d'une sortie de la Grèce de l'euro

Le Parisien/Aujourd'hui en France : Laurence Ferrari : « Pourquoi je quitte TF1 ». « Pour rejoindre Direct 8, où elle animera une émission de débats à la rentrée »

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

- La Chine redouble d'imagination pour censurer Internet - Elle invente le permis à points pour "tweeter" sur Internet__ : il s'agit d'un système de bonne conduite mis en place par le siteSina Weibo (l'équivalent de Twitter). Chacun de ses 300 millions d'utilisateurs vont se voir attribuer 80 points, un capital qu'ils peuvent perdre s'ils publient des messages en infraction avec ce code de bonne conduite.

- Une machine à café commandée par SMS : la Text-Presso (par le fabricant Zipwhip) vous permet, depuis votre lit ou votre voiture, via votre smartphone, de mettre en route votre machine. Elle écrit avec la mousse les derniers numéros de votre numéro de téléphone pour que personne ne prenne votre café si vous êtes au travail.

- Babolat invente la raquette de tennis du futur : la PME française, référence mondiale du tennis, a présenté en exclusivité mondiale à Roland-Garros cette année la "Play and Connect", une raquette connectée qui permet de récupérer des données sur son jeu. Son apparence est la même qu'une raquette classique, mais au bout du manche, un bouton et un port USB permettent de la mettre en mode "connecté". Les données sont ensuite transmises à un ordinateur ou à un smartphone. Le joueur peut ainsi analyser ses coups et leur puissance.

Hollande : l'audace de "faire simple"

La chronique politique d'Anna Cabana , Grand reporter à l'hebdomadaire Le Point

françois hollande souhaite une majorité large à l'issue des législatives
françois hollande souhaite une majorité large à l'issue des législatives © reuters

C’est important, la première interview d’un nouveau président, c’est un peu comme la photo officielle qu’il se choisit : ça donne le la de l’idée qu’il se fait de la façon dont il doit exercer sa fonction.

C’est toujours un peu sur-joué, parce qu’il faut avoir l’air de ce qu’on n’est pas encore tout à fait. En 2007, non seulement Nicolas Sarkozy avait choisi de se faire interviewer en majesté à l’Elysée, mais il avait voulu le faire dans le bureau présidentiel, histoire que le décorum démontre, à lui-seul, qu’il habitait la fonction de chef de l’Etat.

Hollande, lui, a choisi de venir sans chichi et sans tralala dans le décor quotidien du 20 heures de France 2.

Mais il a compensé en martelant, par deux fois, dès les premières minutes de l’entretien : « Je suis le président d’un grand pays, la France . » Comme s’il était besoin de le préciser.

Quelques instants plus tôt, il laissait échapper un drôle de petit rire au moment d’assurer à David Pujadas qu’il n’avait pas eu de « stress » lors de ses premiers pas en tant que président.

- Un drôle de petit rire ?

C’est devenu très rare, que François Hollande rie en public, lui qui s’efforce de maîtriser jusqu’au nombre de ses sourires. Or hier soir, donc, un éclat de rire a échappé à sa vigilance. Il l’a vite étouffé, pour reprendre l’air du président « simple ». Car la grande annonce du jour, c’est qu’il veut « faire simple » - selon l’expression qu’il a employée pour la première fois. Le hollandisme peaufine ses mots-clefs. Le président « normal » est devenu un président « simple ».

Le président simple prend le train, et tant pis s’il n’y a pas de train retour et qu’il est obligé de rentrer en voiture tard dans la nuit, il n’est pas à deux heures près ; le président simple va à la télé, il ne fait pas venir la télé à lui, à l’Elysée, comme il est d’usage. Il faut voir le soin avec laquel il a souligné, devant les téléspectateurs, qu’il aurait pu inviter David Pujadas à l’Elysée ou demander à France 2 de faire une émission spéciale. Mais qu’il ne l’a pas fait, pour « faire simple. »

- En fait-il trop dans ce domaine ?

Un peu plus, il nous dira qu'il est le président "tout le monde" ! Il y a une certaine audace à faire le pari d’être capable de changer le regard que les Français portent sur leurs gouvernants. Notre vieux pays n’a guillotiné son roi que pour mieux sacraliser la fonction présidentielle. D’ailleurs François Mitterrand, la référence par excellence de François Hollande, s’est coulé avec aisance et plaisir dans les apparats de la monarchie républicaine. Et l’on voit donc que Hollande n’a pas peur de rompre, aussi, avec son modèle.

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