A la Une des quotidiens nationaux ce matin

Par Eric Delvaux

Les Echos : La mise en garde de Bruxelles sur la politique de Hollande, notamment sur le déficit et sur les réformes

Le Figaro : "La mise en garde de Bruxelles sur le Smic et les retraites : la commission européenne s'inquiète des promesse de campagne du chef de l'Etat"

Libération : Les cabinets ministériels passés au crible. La parité et la diversité ne tiennent plus leurs promesses.

L'Humanité : La parole aux enseignants et aux parents d'élèves : "Notre plan d'urgence pour l'école"

La Croix : La résignation des Irlandais face à l'austérité

Le Parisien/Aujourd'hui en France : La difficulte de protéger les membres du gouvernement : il est compliqué de protéger des ministres qui se veulent "normaux"

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

Les insultes proférées par Jean-Luc Mélenchon à l'égard des journalistes

La chronique de Guillaume Roquette , directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles

jean-luc mélenchon met françois hollande en garde contre la tentation de courir derrière les voix du fn
jean-luc mélenchon met françois hollande en garde contre la tentation de courir derrière les voix du fn © reuters

« Sale petit espion, rentrez à Paris écrire vos saloperies dans votre journal fasciste ». Voilà comment monsieur Mélenchon s’adresse au journaliste de L’Express qui suit sa campagne législative à Hénin-Beaumont. Pour ne pas faire de jaloux, celui du Parisien a droit à des insultes du même tonneau, traité de « bon facho patenté ».

Parce qu’elles sont répétées, et même écrites (sur le blog de Mélenchon), ces outrances ne sont pas anodines.

Il y a chez Jean-Luc Mélenchon une violence assumée, revendiquée même, qui a jalonné sa campagne présidentielle.

Quand il se pose en héritier de Robespierre et de Saint-Just, il se réfère à la Terreur, la période la plus sanglante de la révolution française, celle dont les communistes français, alliés du totalitarisme soviétique, se revendiquaient dans les années 50.

Quand il refuse, contre toute évidence, de considérer Cuba comme une dictature, il ferme les yeux sur les violences et les emprisonnements que subissent les opposants au régime castriste. C'est décidément un drôle de style !

- Les responsables politiques ont quand même le droit de critiquer les journalistes !

Bien sûr, et c’est souvent mérité. Mais en l’occurrence, au-delà des journalistes qu’il insulte, c’est au travail même de la presse que s’en prend Jean-Luc Mélenchon dans cetet affaire.

Dans son blog, il écrit : « la présence médiatique, si elle a un intérêt évident, a aussi parfois un inconvénient majeur. Celui de la manipulation. Elle peut changer le cours de la campagne » .

Parce que L’Express et Le Parisien n’écrivent pas les articles qui permettraient à monsieur Mélenchon de gagner l’élection, il tente de les discréditer par des accusations diffamatoires. C’est quand même un curieux procédé.

Un dernier mot sur cette sale affaire : l’accusation de fascisme. Là encore, c’est un grand classique du communisme stalinien. C’est aussi un triste aveu d’impuissance. Sur internet, on appelle cela le point Godwin. Quand on n’a plus d’argument, on traite l’autre de fasciste ou de nazi pour empêcher tout débat. Tout cela n'est vraiment pas très brillant !

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