"Le temps, c'est de l'argent". Jamais la maxime n'aura été si vraie qu'aujourd'hui.

Ça pourrait se raconter comme une histoire. L’histoire d’un pylône construit en Belgique par l’armée américaine et qui ne sert plus à rien. Enfin, on croit qu’il ne sert plus à rien. Mais en fait, on lui trouve une nouvelle utilité. Une utilité que certains sont prêts à payer très cher. 

C’est le genre d’histoire qui me passionne parce qu’elle montre que la technologie, c’est une affaire très matérielle. Une affaire de câble, d’ondes, de hauteur, de vitesse. Le genre d’histoire qui me passionne parce qu’elle raconte la folie des hommes, une folie qui est souvent très ancienne et que les technologies d’aujourd’hui ne font souvent que rendre plus évidente. 

Cette histoire, c’est Alexandre Laumonier qui me la raconte. C’est un type singulier Alexandre Laumonier. Il est belge et son métier, c’est de publier des livres de sciences humaines, dans une petite maison d’édition bruxelloise qui s’appelle Zones Sensibles. Mais il écrit aussi des livres et son dernier raconte l’histoire de ce pylône. 

Et ça commence, un jour de décembre 2012 dans le Bureau fédéral de la province de Flandre Occidentale, à Bruges.

Avec Alexandre Laumonier, auteur de « 4 », paru aux éditions Zones Sensibles. 

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