Mark Zuckerberg est-il dangereux ? On y parle de Cambridge Analytica, des dangers que Facebook fait peser sur la démocratie, et on se demande si Mark Zuckerberg n’a pas perdu le contrôle de sa plateforme.

Reprenons. 

Pour essayer de comprendre ce qu’est Facebook, on a fait un pari : plonger dans l’esprit de Mark Zuckerberg. C’est lui-même qui y incitait quand au début de la plateforme, il avait inscrit sous chacune des pages de la plateforme “Facebook, une création de Mark Zuckerberg”. Et donc, avec Julien Le Bot, qui a écrit Dans la tête de Mark Zuckerberg et qui a peu près tout lu et entendu sur le sujet, on a remonté le fil de la création de Facebook. Depuis la fascination du père pour l’informatique jusqu’au succès. 

Et on en est arrivé à l’idée qu’il y avait une sorte de naïveté fondamentale dans Zuckerberg, et donc dans Facebook. 

Une naïveté consistant à croire que relier les gens, les “connecter” comme on dit dans la firme de Palo Alto, ça suffit à améliorer le monde. 

En même temps, je dois dire que je ne suis pas pleinement satisfait de cette conclusion. On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas tout ce qu’on sait de Facebook aujourd’hui : Cambridge Analytica et les données personnelles des usagers ouvertes à tous les vents, le contrôle à géométrie variable de ce qui circule dans Facebook qui fait qu’un sein y est plus vie censurée que la propagande etc. etc. Tout ça est de plus en plus critiqué.

Zuckerberg, à chaque fois, donne l’impression de tomber des nues. 

Mais je ne suis pas complètement satisfait de la conclusion à laquelle on est arrivé, c’est aussi parce que je ne crois pas complètement dans la naïveté de Zuckerberg. Je pense - et je crois que Julien Le Bot le pense aussi - que c’est plus compliqué que ça. 

Avec Julien Le Bot, journaliste et réalisateur, auteur de Dans la tête de Mark Zuckerberg, éditions Actes Sud

L'équipe

  • Réalisation : Fanny Bohuon et anne-Sophie Ladonne
  • Mixage : Jean-Philippe Jeanne
  • Musique : "Flip" par Yakie 

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