Charlotte Chaffanjon est journaliste politique pour l'hebdomadaire Le Point, et chaque jeudi, vous pouvez écouter son édito politique dans le 5/7, à 6h45.

Elle a un Coup de coeur pourJacques Brel, l'homme, l'immense chanteur belge dont une interview a été exhumée début octobre dernier par le site internet des Inrocks , à l'occasion des 36 ans de sa mort. Pour suivre l'interview, c'est ici

La scène : nous sommes donc en 1971, Brel est dans un bar à Knockke en Belgique. Le bar s’appelle The Gallery, tenu par Franz un de ses amis.

jacques Brel à la maison de la radio en 1966
jacques Brel à la maison de la radio en 1966 © Radio France / Jean-Claude Deutsch

La vidéo dure 31 minutes et c’est un pur bijou. D’abord parce qu’on connaît tous les chefs d’œuvres de Jacques Brel, enfin en tout cas Charlotte Chaffanjon ne se lassera jamais d’aucune de ses chansons !

Mais on l’a beaucoup moins entendu parler et c’est bien dommage. C’est d’une intelligence et d’une finesse absolue, avec des mots très simples mais pas naïfs, et toujours d’actualité.

Lui qui était flamand, et qui chantait en Français, a été victime de racisme, le racisme qu’il dénonce avec des mots assez intemporels, quand il se demande pourquoi tout le monde ne vit pas bien ensemble.

Sur son propre cas, il est d’une humilité rare. « Il faut être humble, comme quand on se rase la matin. On découvre sa gueule derrière le savon, pof ça calme. »

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Sur les femmes, on a entendu un extrait, mais globalement, lui l’auteur de « Ne me quitte pas », d’ « Orly », de « Quand on a que l’amour », de « La Chanson des vieux amants », se dévoile assez macho mais surtout comme un déstabilisé permanent face aux femmes. « L’homme est gentil, il calcule infiniment moi que la femme. Je ne dis pas que la femme est méchante, je dis que l’homme est con. »

> Il y a un musée Jacques Brel à Bruxelles qui est très bien fait : il vaut le détour !

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