Irène Menahem est attachée de production pour le 5/7 du week-end de Dorothée Barba et pour l'émission de Philippe Collin et Xavier Mauduit, "L'Oeil du tigre", chaque dimanche à 18h.

Elle a un Coup de cœur pour un livre pour le livre Eloge de l'esquive d’Olivier Guez (publié chez Grasset). Un éloge du beau jeu qui démontre, en une centaine de pages, que le dribble au foot est un trait de caractère très brésilien et qui est aussi une analyse de l'histoire sociale brésilienne.

Le football, autrefois pratiqué au Brésil par les Anglais et les bourgeois, s'est peu à peu démocratisé.

Pelé dribble
Pelé dribble © Radio France

Le dribble est peu à peu devenu une nécessité, pour éviter les contacts entre les Blancs et les Métis au cours du match.

Un éloge de l'art de l'esquive, de commencer un geste pour en faire, finalement, un autre.

Un ouvrage qui prouve que football et poésie sont magnifiquement compatibles.

Résumé (source : Electre) :

Le dribble n'est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et ne pas se faire rosser sur la pelouse et à la fin des matchs. Il s'est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une pelote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc. C'est un mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de samba et des lutteurs de capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes. « Audace et joie » - la devise de Neymar. Le football est sublime, puéril, et s'il suscite tant d'émotions, il le doit au dribble brésilien : un art libre, joyeux, passionné, habité par les mots.

Eloge de l'esquive, d'Olivier Guez
Eloge de l'esquive, d'Olivier Guez © Radio France

Eloge de l'esquive

d'Olivier Guez

éditions Grasset

sorti le 14 mai 2014

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