Camille Magnard présente cette semaine les flashs de nuit et les journaux de 5h00 et de 5h30

Il a un Coup de Coeur pour le groupe de musique ukrainien Dakhabrakha, qui est déjà passé par plusieurs festivals en France et à l’étranger.

Une musique tradi-moderne, à la fois ancestrale (les instruments, les polyphonies traditionnelles) et neuve (les rythmes de transe, l’influence du hip-hop), de la musique tribale et hors du temps.

Le groupe de trentenaire porte des costumes étranges et des bonnets hauts. Marko Halanevych, l’homme du groupe, est entouré de 3 chanteuses instrumentistes. Ils existent depuis 10 ans et leur projet musical est parti d’un projet théâtral (les filles sont chanteuses professionnelles, elles chantent ensemble depuis plus de 15 ans, de façon autodidacte). A l’époque, ils étaient précurseurs sur la scène world-music en Ukraine.

Dakhabrakha
Dakhabrakha © / Riots Artists

En Ukraine, le groupe est connu, sans pour autant être très médiatique ; leurs concerts font venir des milliers de personnes. Les Ukrainiens voient le groupe comme l’expression d’une réunification de l’Ukraine, une nouvelle énergie : « On est la bande-son d’un idéal, d’un désir de vivre autrement (...) Notre mission, c’est de (...) Parler de l’Ukraine aux Ukrainiens, de cette culture riche et unique, dont on peut être fiers, et qu’on peut montrer dans les pays étrangers ».

Leur musique n’est pas seulement ukrainienne, traditionnelle. Elle est jouée de façon innovante. Ils partent d’anciennes chansons qu’ils éclatent, puis retravaillent à leur sauce, comme des chants rituels pré-christianiques !

Extrait d'« Elena »:

https://soundcloud.com/dakhabrakha/elena-dakhabrakha-port-mone

Camille Magnard :

Il est l'auteur de plusieurs carnets de route et reportages longs formats pour France Culture, RFI et la Radio suisse romande. Il est le lauréat 2011 du prix Louise Weiss, récompensant le journalisme européen et il tient avec sa femme, Mathilde Goanec, également journaliste le blog « Journalistes à l’est ». Ensemble, ils ont vécu et travaillé au Kirghizistan, puis en Ukraine.

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