Julie Bernard est l'une des attachées de production du 5/7 de France Inter

Elle a été très émue par le dernier film d'Uberto Pasolini : "Still Life" ("Une belle fin" en français), sorti en France le 15 avril dernier.

Résumé :

Modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres, John May se passionne pour son travail. Quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleusement les éloges des disparus, jusqu'au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie : celui de Billy Stoke, son propre voisin.

Affiche de Still Life
Affiche de Still Life © Radio France

John May est celui qui lutte, presque sans en avoir lui-même conscience, méticuleusement, contre l’indifférence. Et pourtant, il en est la première victime.

Voilà un film qui, sous ses airs de tragicomédie dépressive. Grâce au regard empli de compassion d’Uberto Pasolini (réalisateur de Full Monty), ce petit bonhomme que personne ne voit (magnifiquement incarné par Eddie Marsan) se transforme en héros luttant contre l’indifférence.

Ce film, c’est l’art du détail, parsemé avec légèreté et qui tisse petit à petit une intrigue dont la fin est impossible à prévoir, mais qui a ému Julie Bernard jusqu'aux larmes !

Un long-métrage qui prend, aussi, le temps d’installer les traits des personnages, d’en dresser le portrait, magnifiquement filmé dans une lumière froide, mais qui confère toute sa place à la chaleur humaine ; chaque mot comme chaque image compte, pèse son poids, un poids qui n’est jamais dramatique. Une sorte de pointillisme cinématographique.

Eddie Marsan, acteur incroyablement sensible, jusque-là plus ou moins condamné aux seconds rôles, se révèle au sommet de son art.

Le film a reçu le prix de la meilleure réalisation lors de la dernière Mostra de Venise .

Extrait de la bande-annonce de Still Life (2014) :

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