Jean-Philippe Deniau est le chef du service police-justice de France Inter.

Il a réussi à échapper de l’actualité assez chargée de ces dernières semaines le temps d’une parenthèse musicale et nous livrer son coup de coeur en forme de coup de bâton.

Il est donc allé voir Don Giovanni de Mozart à l’Opéra Bastille, mis en scène par Michael Haneke.

Don Juan, un violeur, un harceleur un usurpateur d’identité, il s’agit de DON JUAN . Son procès aux Assises serait un grand moment dans la chronique judiciaire !

Don Giovanni, Opéra Bastille
Don Giovanni, Opéra Bastille © / Opéra Bastille

Jusqu’au 14 février à l’Opéra Bastille, à Paris

avec l'Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris

DRAMMA GIOCOSO EN DEUX ACTES (1787)MUSIQUE DE WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791) LIVRET DE LORENZO DA PONTEEn langue italienne> Des trois opéras écrits avec Da Ponte, Don Giovanni est sans doute le plus noir, le plus désespéré. Autour du séducteur et avec lui, tous les personnages y sont hors d’haleine et hors d’eux-mêmes. Et Mozart leur a donné sa musique la plus ombrageuse, la plus haletante, la plus extrême, la plus parfaite aussi. Pierre Jean Jouve l’évoquait en ces termes : « En cet ouvrage inspiré, l’instinct est capable d’une telle Hystérie, au sens sacré du terme, d’une telle variété de comportements d’ivresse et de néant, de positif suprême et de négatif absolu, que nous devons (nous qui contenons les mêmes tendances à son image) rouler avec lui, de sphère en sphère, comme lui, sans connaître le repos. Nous poursuivons une aventure dans les éléments sombres de l’homme, sans jamais quitter le cadre infiniment doré de la parfaite beauté élucidée et devenue claire. » Alain Altinoglu dirige la production désormais légendaire du metteur en scène et cinéaste autrichien Michael Haneke.

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