Une ressource si importante dans l’agriculture et dont on nous dit qu’elle pourrait peut être venir à manquer.

La place de l'eau dans l'agriculture
La place de l'eau dans l'agriculture © Getty / Pramote Polyamate

Il est beaucoup question de sécheresse et de manque d’eau ces temps derniers. Et bien sûr, ce sujet est crucial quand il s’agit d’irriguer des cultures en train de griller sur pieds. Il nous faut comprendre que le problème n’est pas tant la quantité d’eau qui nous tombe dessus mais plutôt comment elle tombe et sur quoi.

Il n’y a pas moins de précipitations

Il pleut autant chaque année, c'est Météo France qui le dit : «  L’évolution du cumul annuel de précipitations sur la période 1960-2010 en métropole n’est pas significative (95%) ». Il nous faut donc comprendre que ce n’est pas tant la ressource en eau elle-même qui est en question mais plutôt l’usage que nous en faisons.

C’est bien le stockage de l’eau et son utilisation qui sont aujourd’hui en question.

Alors bien sûr, on crée des retenues d’eau et des lacs collinaires pour pouvoir disposer d’eau en quantité quand les pluies se font rares. Mais il y a une piste de plus en plus intéressante aujourd’hui, c’est celle du stockage de l’eau dans les sols agricoles eux-mêmes.

Ils sont de plus en plus nombreux les agriculteurs qui prouvent que l’on peut stocker énormément d’eau dans nos sols pour peu que ceux-ci soit capables d’infiltrer et de filtrer cette eau puis de la retenir.

A force de travailler intensément nos sols avec des machines très lourdes et des passages de plus en plus fréquents, nous avons, ces dernières décennies, tassé et compacté nos sols agricoles en profondeur.

Le résultat c’est qu’aujourd’hui ces sols deviennent de plus en plus imperméables et la pluie les lessive, glisse sur eux et va directement s’écouler dans les ruisseaux, les rivières jusqu’à la mer.

Double peine donc car non seulement cette eau n’est plus disponible pour l’agriculture mais en plus, elle emporte avec elle la surface organique de ces sols, l’Humus, et de ce fait appauvrit considérablement leur fertilité.

Triple peine même, dirais je, car elle embarque aussi les restes des fertilisants chimiques ou organiques vers les estuaires et les littoraux au grand dam des ostréiculteurs et du tourisme balnéaire.

Existe-t-il des solutions pour rectifier le tir ?

Oui et l’exemple est donné par l’agence de l’eau du bassin Adour Garonne qui soutient depuis quelques années un programme, le programme « Agr’eau », coordonné par Aurélie Charton  pour le compte de l’association française d’agroforesterie.

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