La question de l’élevage est sur la table aujourd’hui : il semble bien que la quantité d’animaux nécessaire à notre alimentation actuelle, très axée sur la protéine animale, pose problème.

Un troupeau de vaches et de taureaux dans un champ près de Bayeux, en Normandie,
Un troupeau de vaches et de taureaux dans un champ près de Bayeux, en Normandie, © AFP / ARTUR WIDAK / NURPHOTO

Aujourd’hui, en France mais aussi ailleurs, nous ne sommes pas capables de produire l’alimentation nécessaire à tous les animaux que nous mangeons ou dont nous consommons le lait, les œufs, etc. Nous voilà donc obligés d’importer énormément d’aliments pour animaux de pays comme le Brésil ce qui entraîne la déforestation de l’Amazonie, les brûlis, etc.

Le sujet du traitement animal, du droit des animaux, l’antispécisme…

Bien sûr, on voit bien que le sujet « viande » recouvre bien des aspects. Alors, quelques éléments pour cerner un peu mieux le sujet :

Les animaux nous accompagnent depuis bien longtemps en agriculture et on peut même affirmer que c’est grâce à la polyculture-élevage que nous sommes sortis des disettes et famines à partir du XVIIe siècle.  Ces animaux, je le rappelle, n’ont rien de Naturel : c’est notre inlassable travail d’apprivoisement, de sélection et d’adaptation qui en a fait ce qu’ils sont aujourd’hui.

L’ensemble de nos paysages ruraux a été et demeure, en grande partie, sculpté par ces animaux.  Les vergers et prairies en bocage, par exemple, sont typiquement le fruit de cette polyculture-élevage qui fut le modèle dominant jusqu’aux années 60. Les beaux paysages de montagne dans lesquels nous aimons nous promener en vacances seraient ils aussi l’œuvre de ces bêtes ? Ce n'est pas l'avis du vice-président de la région Occitanie, Jean-Louis Cazaubon.

Si notre but, ce que j’espère, est de pratiquer une agriculture prospère et pérenne, alors sans doute que notre consommation animale devrait se caler sur la quantité d’animaux que nous pouvons nourrir et bien élever dans cette agriculture. Et ce, sans être dépendants d’aliments, OGM ou pas, provenant de l’autre bout de la planète. Est-ce possible en traitant bien nos bêtes? 

Posons la question à Antoine Loppion qui travaille dans une ferme école au doux nom de « la vache heureuse ».

Vous voyez, en terme d’élevage il ne faut pas mettre tous les bœufs dans le même panier… Il y a beaucoup de façons de pratiquer l’élevage et dans ce domaine, on trouve le pire et le meilleur. Optons donc pour le meilleur.

Nul doute que nous devrons globalement consommer moins et mieux d’animaux et c’est tant mieux pour notre santé et pour la santé unique de notre planète.

Alors, ne jetons pas la brebis avec l’eau du bain et… gardons notre sens de l’humus…

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