Salut les coquins ! C'est moi l'affreux Disiak !

C'est moi le gingembre, la truffe, le chocolat, l'huitre, le céleri, le piment, l'asperge... 

C'est moi, le rhum et le poivre et le champagne et le sablé au cannabis...

C'est moi, l'affreux Disiak avec mon double effet kiss... pas cool :

-Un : vas y, que je te déshinibe !

-Deux : prends ça, que je te vaso-dilate !

C'est moi, l'affreux Disiak, le célèbre "deux en un". 

Hé hé !  Un deux en un, c'est déjà un plan à trois... 

Gniark gniark !!!

Non ! Non ! Mais stoooop !! Ça va pas la tête ? 

Qu'est ce que je raconte ??

Coupez-moi ça au montage ! 

Quoi ? On est en direct ? Aïe, bon, désolé ! 

Oubliez mes propos ! 

Balancez-moi comme un goret...

Non, la cuisine dite "aphrodisiaque" n'a rien à voir avec ces grossièretés.

La cuisine "aphrodisiaque" n'est en aucun cas un philtre d'amour administré à l'insu de sa proie...

Non, ce n'est pas la drogue du viol...

Ce n'est pas non plus un adjuvant supposé améliorer les performances de monsieur et la complaisance de madame.

Ou l'inverse...

Non ! 

Toute cuisine doit être aphrodisiaque.

Parce que le premier ingrédient de la cuisine, c'est l'Amour.

Et le deuxième...   C’est le Temps.

D'ailleurs, quand on prend le temps de faire la cuisine avec amour, c'est très bon.

Oui, la cuisine faite avec amour, c'est l'inverse du fast food.

Le fast food peut se résumer, comment dire... à une éjaculation précoce culinaire ? 

Alors que la cuisine qui prend son temps ne prend pas le votre. 

Prends-moi, dit le temps à la cuisine !

Prends le temps des préliminaires, de flâner au marché, de sentir, de palper, de te laisser surprendre…

La cuisine, comme l'amour, demande une ouverture. 

Et même plusieurs ! 

De l'ouverture d'esprit, de la culture, de la curiosité.

De la liberté !

La cuisine aphrodisiaque, c'est la cuisine qui dit OUI ! OUI ! OUI !  Encore !

Ce n’est pas la cuisine qui dit NON ! NON ! NON ! J'ai la migraine !

La cuisine "aphrodisiaque" c'est la cuisine du "avec" versus la cuisine du "sans".

Du sans gluten, du sans gras, du sans alcool...

« Arrêtons-le sans ! » ainsi que le conseillait le comte Dracula lors de son dernier régime.

Pardon... je sors...

Arrêtons le sans sucre, le sans sel, le sans beurre, le sans pain, le sans viande, le sans whisky... sans... déconner!

Arrêtons d'arrêter, croyez-moi ! 

Et pour conclure – « conclure » comme l’entend Jean Claude Dusse - exclamons-nous :

"Plutôt que du Viagra, mangeons du bon vieux gras ! "

Rendez-vous

L’amour dans tous ses états  de Guy Corneau/ Danielle Proulx /Camille Bardery 

Tous les lundis à partir du 18 février 

Au Théâtre Tristan Bernard

L'équipe
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