Causons aujourd’hui du grand retour de l’arbre dans l’agriculture.

Oui le retour, car jadis les poussaient dans les champs ! On peut même affirmer que l’arbre champêtre, l’arbre hors forêt donc, a été la première victime collatérale de ce que l’on a appelé la « révolution verte » dans les années soixante.

Le remembrement des parcelles, en vue de mécaniser au maximum le travail agricole, a fait disparaître des milliers de km de haies qui clôturaient les champs, de ripisylves qui bordaient les ruisseaux et de bosquets qui protégeaient les sommets des collines de l’érosion.

En éliminant ces millions d’arbres de nos paysages agricoles, on a pu faire passer d’énormes machines pour travailler plus intensément le sol, pour traiter, pour récolter… On a énormément gagné en praticité, en efficacité mécanique en productivité aussi bien sûr, enfin en productivité par homme, pas forcément par hectare…

Mais on ne savait pas à l’époque ce qu’on était en train de perdre. Il y avait bien quelques vieux ronchons passéistes pour bougonner que c’était tout le système du vivant que l’on fichait en l’air mais… qui écoute les vieux ronchons ?

Qu’a t on perdu avec ces arbres ?

Tout simplement le gîte et le couvert pour les milliards de bestioles, de toutes tailles et de toutes natures . Ces bestioles qui, du ver de terre jusqu’aux rapaces, composent cette biodiversité dont nous nous apercevons aujourd’hui qu’elle est essentielle à notre survie à tous.

Mais voilà que le balancier repart dans l’autre sens, voici venir l’avènement de l’agroforesterie. L’agroforesterie, c’est le grand retour de l’arbre DANS l’agriculture, pas simplement autour non, réellement dedans. L’arbre, partie prenante du système agricole de la ferme.

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