72 heures après l’arrivée du Tour de France, nous avons décidé de nous interroger sur le dopage. Il faut dire que nous sommes en 2018. Or, les années finissant par 8 ne portent visiblement pas chance à ceux qui ont recours à des substances interdites pour gagner.

Lance Amstrong, coureur victorieux à plusieurs reprise du Tour de France... mais qui a perdu ses titres et ses maillots jaunes pour dopage
Lance Amstrong, coureur victorieux à plusieurs reprise du Tour de France... mais qui a perdu ses titres et ses maillots jaunes pour dopage © AFP / GERO BRELOER

Le 26 septembre 1988, soit deux jours après la finale du 100 m à Séoul gagnée par le Canadien Ben Johnson, les Jeux olympiques sont secoués par un énorme scandale. Le vainqueur de l'épreuve-reine de l'athlétisme est contrôlé positif quelques jours plus tard. Il sera dépossédé de sa médaille d’or et c’est bien son rival, l’Américain Carl Lewis, qui la récupère. Il conservera son titre, même si, 15 ans plus tard, l’ancien chef du programme de détection du comité olympique américain remet à la presse les preuves que ce dernier a été contrôlé positif à trois reprises lors des sélections américaines pour les Jeux.

Autre année en 8 qui a porté malheur aux dopés ? C’est naturellement 1998. Pas pour la Coupe de monde de football, rassurez-vous, bien qu’une perquisition à la Juventus de Turin -où jouaient Deschamps et Zidane- ait révélé des pratiques douteuses. C’est surtout l’affaire Festina, qui secoue cette fois-ci la Grande Boucle le 18 juillet précisément.

L’équipe cycliste de Richard Virenque est chassée du Tour. Dont les organisateurs s’engagent alors dans une lutte contre le dopage. Mais l’épreuve est gagnée l’année suivante par Lance Armstrong, le cycliste américain qui hisse la triche au rang de science. Depuis ses 7 victoires d’affilée, chaque nouveau vainqueur est suspecté. 

Enfin, en 2008, ce sont les JO de Pékin qui suscitent la suspicion. Une suspicion qui n’est pas vaine puisque 8 ans plus tard, le CIO disqualifie encore 16 athlètes médaillés en Chine pour dopage. Mais rien n’est réglé, d’autant que certains pays comme la Russie ont mis en place un véritable système d’état. Cette stratégie a abouti à la suspension du comité olympique russe. 

Elle apporte toutefois une question que nous nous poserons ce midi : ne serait-il pas plus simple de légaliser le dopage.

On en débat avec: 

-Mathieu Téoran, secrétaire général de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)

-Pierre Rondeau, économiste du sport, co-auteur d'une tribune "Le dopage, fardeau de notre société de la performance?" (Fondation Jean Jaurès)

-Jean-Noël Missa, philosophe et médecin, auteur du livre Philosophie du dopage

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Programmation musicale: 

-Canari, "L'aube"

-John Parish/ PJ Harvey, "Sorry for your loss"

-Yves Montand, "A bicyclette"

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