Le projet Cigéo prévoit l'enfouissement des déchets les plus hautement radioactifs à Bure, entre la Haute-Marne et la Meuse.

Que fait-on de nos déchets nucléaires ?
Que fait-on de nos déchets nucléaires ? © Getty / Charissa Van Straalen / EyeEm

Le nucléaire est un sujet de débat typiquement français. D’abord parce que nous sommes un des rares pays à consommer de l’électricité à 73% d’origine nucléaire et ensuite parce que nous disposons du plus important parc nucléaire au monde.

Gros avantage du nucléaire : sa production n’est pas polluante. Gros défaut : aucun responsable politique n’est capable d’en parler sans se prendre les pieds dans une cuve non maîtrisée et des coûts de gestion et de construction faramineux. Pas mieux pour les pronostics de sortie du nucléaire qui oscillent entre 30, 50 voire 100 ans.

Peu importe car certains déchets, eux, ont la vie dure.

La mesure habituellement utilisée est de 31 ans : ils sont à vie courte en dessous de cette échelle et à vie longue au-dessus. Pourtant, l’iode 129 dépasse les 31 ans de 16 millions d’années et l’uranium 238, de 4 milliards et demie d’années. Pour l’instant, les faiblement actifs à vie courte ou longue sont stockés dans l’Aube, d’autres plus actifs à Marcoule et à la Hague en attendant mieux : Bure, village de la Meuse en bordure de la Haute-Marne. Une poignée d’habitants, quelques agriculteurs et depuis plus de 15 ans, le siège du laboratoire de recherche de l’Andra, l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Ici se construit Cigéo, futur centre de stockage à 500 mètres sous terre des déchets les plus actifs à vie longue.

Pourquoi ici ? Quelle garantie pour les habitants et l’environnement ? Et quelles alternatives sont envisageables dans la gestion de ces déchets ?

Programmation musicale

  • Madonna, "Hang up"
  • Futuro Pelo, "Hands"
  • Mac Demarco, "My old man"
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