C'est une promesse de campagne de Emmanuel Macron, et un groupe de travail a fait une proposition de projet dévoilé en juin au Conseil des ministres. Mais quel est le contenu du projet, et quels problèmes soulève-t-il ?

Le futur service national universel (SNU) consistera en un mois obligatoire vers 16 ans, suivi d'un engagement sur la base du volontariat.
Le futur service national universel (SNU) consistera en un mois obligatoire vers 16 ans, suivi d'un engagement sur la base du volontariat. © Getty / Alain Le Bot

Le 28 mai 1996, Jacques Chirac, alors président de la République française, annonçait la fin du service militaire obligatoire. Les hommes nés à partir du 1er janvier 1979 n’ont donc plus eu à sacrifier une année pour remplir leur devoir de citoyen. Des obligations ne subsistera plus qu’une journée Défense et Citoyenneté. Cette décision met fin à 200 ans de conscription, qui avait été créée en 1798. Le service obligatoire avait déjà été revu en 1905, pour prendre la forme moderne qu’on a connue tout au long du XXe siècle. Et, à partir de 1971, ses modalités sont élargies, permettant à beaucoup de faire un service civil, par exemple dans la coopération.

Les besoins de la Défense avaient changé, l’armée française devait se professionnaliser. Et l’entretien de citoyens soldats coûtait cher. Sauf que la crise des banlieues en 2005 a montré le désarroi d’une partie de la jeunesse française. Le pouvoir met donc en place un service civique, non obligatoire, pour des missions d’intérêt général. Après le choc de l’attentat contre Charlie Hebdo en 2015, qui souligne l’absence de sentiment national et républicain, François Hollande annonce un nouveau contrat civique et la création d’une réserve citoyenne. Mais en mars 2017, le candidat Emmanuel Macron, va plus loin dans ses intentions et propose une forme de service national universel

Il faut dire qu’entretemps, les différents événements terroristes commis en France ont souligné la nécessité de renforcer la fraternité et la cohésion sociale. Mais, une fois élu, les ambitions du nouveau président sont revues à la baisse : le projet qui est présenté le 27 juin dernier par le gouvernement parle d’un service universel réalisé en plusieurs phases à partir de 16 ans. Alors, peut-il être utile et remplir ses objectifs initiaux ? 

On en débat avec : 

  • Michel Goya, ancien colonel, expert en stratégie, leadership et innovation militaire
  • Marion Chapulut, présidente de CitizenCorps et membre du groupe de travail sur le Service national universel
  • Hervé Drévillon, historien spécialiste d'histoire militaire

On attend vos témoignages et vos réactions par mail ICI, sur l'appli France Inter ou sur Twitter #débatdemidi

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