Beyoncé en a fait un étendard, le féminisme ne fait plus peur, ou beaucoup moins. Le marketing et la mode se sont emparés de certains symboles de ce mouvement mais à quelles fins ?

Sur la tournée "On the run II" de Beyonce et Jay-Z, en 2018, le mot "féministe" est affiché en capitale pendant que le couple se produit sur scène avec les danseurs.  (Glasgow, juin 2018)
Sur la tournée "On the run II" de Beyonce et Jay-Z, en 2018, le mot "féministe" est affiché en capitale pendant que le couple se produit sur scène avec les danseurs. (Glasgow, juin 2018) © Getty / Kevin Mazur

Si t’as pas ta tasse à café « Girl Power», t’as raté ta vie. C’est un parallèle qui se tient, quand on sait que des vêtements floqués du slogan « je suis féministe » sont commercialisés aujourd’hui au prix d’une montre de luxe. C’est le cas par exemple du T-Shirt Dior orné d’une citation de l’écrivaine nigérianne Chimamanda Ngozie Adishe. Le titre de son essai  « on devrait tous être féministes » est imprimé sur un T-shirt vendu pour la modique somme de 550 euros. On doit tous être féministes. On doit aussi tous être à découvert visiblement. 

Tant le combat pour l’égalité semble être devenu un argument marketing, un label pour le luxe, la grande distribution,, les écrans, les stars, la publicité en général… 

On ne va pas regretter le temps ou la marque Moulinex se vantait de libérer la femme en lui offrant une nouvelle cuisinière 4 feux. Ni le temps des pubs kinder, quand maman pensait à acheter le goûter des enfants pendant que papa n'en foutait pas une.

Faut-il témoigner la même gratitude envers les féministes pop et télégénique vs un féminisme supposément ringard et inquiétant? Pourquoi le féminisme pailleté et juché sur talons hauts de la chanteuse Beyoncé ne fait pas l’unanimité quand celui des Femen continue a inquiéter? C’est quoi le féminisme en 2019 ?

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Autour de la table ce mercredi pour en parler, Alice Pfeiffer, journaliste mode aux Inrocks et auteure de « Je ne suis pas parisienne » à paraître chez Stock ed, le 11 septembre, Keivan Djavadzadeh, maître de conférences en sciences de l'Information et de la Communication à Paris 8, Claire Suco, créatrice de la marque de vêtement Meuf, Sylvie Borau en duplex de Toulouse, enseignante-chercheuse en marketing à la Toulouse Business School.

Racontez-nous, dites-nous ce que vous pensez ici, sur l’application France Inter ou encore sur Twitter, #ledébatdemidi. N'hésitez pas à nous raconter votre expérience, vos témoignages seront précieux pour alimenter le débat.

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