Des arrondissements parisiens accueilleraient davantage de touristes via AirB&B que d’habitants. Faut-il limiter, voire interdire l’accueil ? Certains quartiers à Barcelone le réclament. Mais en France ?

Les Parisiens commencent à être de plus en plus réticents à l'arrivée de ces touristes de passage !
Les Parisiens commencent à être de plus en plus réticents à l'arrivée de ces touristes de passage ! © AFP / LIONEL BONAVENTURE

L’hébergement touristique, une activité qui connaît un véritable boom ces dernières années. Pour la simple raison, comme nous l’indiquait la semaine dernière Télérama qu’on est passé de moins de 280 millions de touristes internationaux dans les années 80 à plus de 1,2 milliard aujourd’hui. La France en profite largement, avec près de 89 millions de visiteurs étrangers en 2017, et en particulier Paris, comme quelques grandes villes à travers l’Europe. Mais s’il y a bien un bénéficiaire, c’est la société américaine Airbnb.

Avec l’idée de vivre comme la population locale et non plus à l’hôtel, Airbnb a réussi à se faire une place privilégiée depuis son arrivée en France en 2011. Selon les chiffres communiqués par la plateforme de réservation, il y avait 400 000 hébergements disponibles sur notre territoire au 1er janvier 2017, dont 20% sur Paris. Ce qui ferait de la capitale française son premier marché local au monde et de la France son deuxième territoire.

En conséquence, Airbnb, qui au passage est épinglé pour son optimisation fiscale, se réjouit de son impact économique. Les 8,3 millions voyageurs ayant eu recours à ses services auraient dépensé en tout 6,5 milliards d’euros en 2016 en France et soutenu 30 000 emplois.

Ce boom provoque également du mécontentement. A Paris, les habitants de certains quartiers commencent à protester contre l’omniprésence des touristes de passage, qui modifient leur cadre de vie. Et dans plusieurs grandes villes européennes, des habitants manifestent. Par exemple à Barcelone.

Alors, quel est l’impact de ce boom de l’hébergement touristique ? Remet-il en cause l’équilibre social de certains quartiers ? Ou profite-il à l’économie locale ? Bref, faut-il limiter ou favoriser cette forme d’hébergement ? 

On en débat avec : 

  • Claude Verrier, juriste et vice président de l’association de riverains Vivre le Marais !
  • Didier Arino, directeur général de Protourisme 
  • Aurélien Malfait, cofondateur de la conciergerie Luckey Homes
  • Christian Biancaniello, président de CléVacances

Réagissez par mail ICI, sur l'appli France Inter ou sur Twitter #débatdemidi.

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