Cuisine de mamie, décoration vintage, vacances authentiques... Que cache cette épidémie d’hyper-vrai et de faux rétro ?

L'authenticité est-elle devenue un marché ?
L'authenticité est-elle devenue un marché ? © Getty / Colin Anderson Productions pty ltd

La vie moderne, c’est "Jean Gabin, plus le wifi, et sans le gluten". La formule, très efficace est employée par l’un des invités de ce mardi, Jean-Laurent Cassely, auteur de "No Fake, une contre histoire de l’authenticité", aux éditions Arkhê. Formule qu’il emploie pour décrire cette épidémie du rétro factice qui touche ce qu’on appelle les "millenials". 

Une génération qui voudrait resserrer les liens

Les "millenials", ce sont ces personnes nées dans les années 80, 90 et qui définirait notre rapport à l’identité à travers des pratiques culturelles, artistiques, culinaires recyclées. Pour être concret, ils plébiscitent le marché du "vrai",  la mode du "vrai" œuf mayo, de la table en formica, des vacances authentiques qui nous feront rencontrer de "vrais gens", l’envie d’emménager dans un quartier resté "dans son jus" mais dont on espère bien qu’il va vite accueillir une salle de yoga et un Starbucks, chaîne de cafés américaine.

On ne mange pas des pâtes, on fait la queue trois heures pour manger de la "vraie" carbonara touillée par un "vrai" Italien, à 22 euros, ça fait cher la tagliatelle. Mais c’est une expérience.  On ne part pas en vacances en Italie, on fait "Les Pouilles" dans un Airbnb vétuste mais tellement typique. 

Comment expliquer qu’une jeunesse urbaine, qui a grandi dans la "globalisation", la mondialisation, ait soif de blanquette de veau, de folklore néo identitaire, et d’émotions ? Concerne-t-elle tout le monde ? A quelle angoisse collective cette "quête du vrai" répond ? 

Réagissez

Autour de la table ce mardi pour en parler, Jean-Laurent Cassely journaliste et auteur de "No Fake", aux éditions Arkhê, Virginie Bregeon de Saint-Quentin, enseignante chercheuse en restauration et tourisme durable, auteure du "Grand livre du marketing culinaire", aux éditions Dunod et Noa Berger, doctorante en sociologie.

Racontez-nous, dites-nous ce que vous pensez ici, sur l’application France Inter ou encore sur Twitter, #ledébatdemidi. N'hésitez pas à nous raconter votre expérience, vos témoignages seront précieux pour alimenter le débat.

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