Certains convoquent Sartre qui voulait donner au fait divers ses lettres de noblesses, ou Lazareff qui a su les lui donner, ou même Roland Barthes qui en a décortiqué la structure… Ils sont nombreux les intellectuels qui ont cautionné le fait divers.

Mais pour les journalistes comme les lecteurs, le fait divers c’est la rubrique des chats et chiens écrasés…

Qu’on lit, avec délectation tout en se bouchant le nez…

Il faut se rendre à l’évidence, il y a là dedans, notre goût pour la bassesse, pour le sang, pour le crime, surtout quand il se fait en famille…

Avant de devenir une célèbre émission de télé, le Petit Journal , c’était une feuille de chou…

Spécialiste du fait divers… Et en septembre 1869, le Petit Journal raconte comment on a retrouvé le corps d’une femme et de ses cinq enfants enterrés dans un jardin… Comment on soupçonne d’abord le père... Comment finalement, ce serait un ami de la famille, lequel prétend que tout est lié à un complot impliquant un pays étranger… L’Allemagne…

Toute ressemblance avec un fait divers récent ne serait que purement fortuite, quoique…

Fait divers, pourquoi cette vieille recette marche-t-elle toujours ?

C’est la question de notre débat de midi.

Pour résoudre cette énigme, Thomas Chauvineau reçoit:

Claire Chartier, rédactrice en chef au service société de L'Express

Martin Monestier, journaliste spécialiste des faits divers et auteur de Faits divers, Encyclopédie contemporaine cocasse et insolite aux éditions du Cherche midi

Dominique Wolton, sociologue

Xavier Patier, écrivain de Chaux vive aux éditions la Table Ronde

En partenariat avec L'Express:

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