La pratique généralisée de l’ordinateur, de la tablette, aurait rendu délicate, sinon impossible la pratique de l’écriture. Qu’en sera-t-il avec le boom des assistants personnels ?

Jeunes (trop ?) connectés
Jeunes (trop ?) connectés © Getty / Hero Images

Les systèmes de géolocalisation pour se déplacer, les bracelets santés pour évaluer son rythme cardiaque, les enceintes connectés pour faire ses courses ou connaître les dernières informations… tous ces objets et applications se font progressivement une place dans notre quotidien. 

L’interface vocale à laquelle on peut poser des questions et donner des ordres, cela fait des décennies que l’être humain en rêvait. Rappelez-vous, CARL, l’ordinateur de « 2001 L’Odyssée de l’Espace ». Dans ce film de qui remonte à 1968, Stanley Kubrick et Arthur Clarke imaginaient une intelligence artificielle permettant de dialoguer avec la machine. Et l’interface vocale est donc devenue une réalité. 50 ans plus tard, les objets qui en sont équipés sont même devenus des produits-phares.

Depuis quelques mois, on assiste en France à une déferlante d’enceintes connectées, véritables interfaces pour accéder au monde numérique. Avec le développement des ordinateurs, puis des smartphones, nous avons déjà remplacé le crayon par le clavier. Ces assistants vocaux pourraient bientôt nous dispenser d’écrire. Au risque d’amoindrir certaines de nos capacités ? Déjà, après le boom du GPS, on pouvait se demander combien de personnes se débrouillaient encore pour lire une carte. 

Aussi, avec tous ces systèmes, ne risque-t-on pas de développer une société d’assistés connectés ? Des assistés soumis au bon vouloir des géants du web, et des aléas des machines, comme CARL.

On en débat avec: 

  • Olivier Duris, psychologue clinicien et doctorant en psychopathologie
  • Marie Turcan, journaliste, rédactrice en chef adjointe de Numerama
  • Rand Hindi, fondateur de Snips
  • Jean-Gabriel Ganascia, président du comité d’éthique du CNRS et professeur d’informatique à l’université Pierre-et-Marie-Curie

Réagissez par mail ICI, sur l'appli France Inter ou sur Twitter #débatdemidi.

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