Langage fleuri au programme donc aujourd’hui de cloporte à face de pet en passant par le très imagé « tu as les nageoires », comprenez tu as l’esprit d’un poisson rouge, les insultes pourraient être.

Las, le très triste et très plat « cass’toi pov’con » semble avoir eu raison des noms d’oiseaux. D’ailleurs durant la campagne, le sommet a été atteint avec le « sale mec » que François Hollande n’aurait même pas prononcé… C’est dire.

On peut en rire, elles peuvent hérisser les poils, mais on peut aussi se dire que l’insulte raconte une partie de notre société et des tabous qui vont avec. 80% des mots d’insultes concernent ce qui se passe en dessous de la ceinture…

Les propos homophobes, sexistes et racistes qui ont malheureusement la vie dure racontent aussi la condition des femmes, des homos et des étrangers… On aurait donc tort de prendre l’insulte à la légère…

D’autant, il faut bien l’avouer, qu’une insulte bien placée, un « etron racorni » balancé au bon moment à la place de « l’opportun », ça nous fait du bien…

Est-ce qu’on s’insulte encore aujourd’hui ?

C’est le programme de notre débat de midi…

Pour débattre de ce langage fleuri, Thomas Chauvineau reçoit:

Gilles Guilleron, professeur agrégé de Lettres modernes, enseignant à l'Université de Lorient et auteur de Le petit livre des gros mots et autres noms d'oiseaux aux éditions First

Pierre Merle, journaliste, écrivain, spécialiste de la langue française et de l'argot, auteur du Petit traité de l'injure: dictionnaire humorisitique aux éditions Points.

Didier Pourquery, directeur adjoint des rédactions du journal Le Monde qui a publié le recueil Le tour du Monde de la politesse aux Editions Denoël

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