Depuis l'arrivée de Trump à la Maison-Blanche, l’hostilité et la méfiance à l’égard de la puissance américaine et de sa tendance hégémonique repartent-elles à la hausse en France et en Europe ?

Manifestant tenant une pancarte affichant le président américain devant le barreau de Helsinki, pour défendre les droits de l'homme, la liberté d'expression et la démocratie le 15 juillet 2018
Manifestant tenant une pancarte affichant le président américain devant le barreau de Helsinki, pour défendre les droits de l'homme, la liberté d'expression et la démocratie le 15 juillet 2018 © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Donald Trump tweete plus vite que son ombre mais le sens des responsabilités d’un dirigeant de la première puissance mondiale pourraient le pousser à dégainer moins vite son smartphone. La multiplication des déclarations du milliardaire de l’immobilier et ex-animateur de télé-réalité, devenu président des États-Unis, a de quoi hérisser, mais laisse toutefois penser que ses réactions ne sont peut-être pas aussi épidermiques, irréfléchies qu’on pourrait le penser. 

Depuis son élection, il a méticuleusement enchaîné les prises de positions à l’encontre même de ses partenaires, suscitant de nombreux tollés. Après sa décision interdisant aux ressortissants de plusieurs pays – essentiellement musulmans – l’accès au territoire américain, il n’a pu s’empêcher d’égratigner les pays européens, s'érigeant en donneur de leçons. 

Une tactique simple et binaire

En mai 2018, au congrès de la NRA, le lobby pro-arme aux USA, Donald Trump s’est servi des attentats de novembre 2015 pour valoriser l’auto-défense, en expliquant que seuls les terroristes à Paris étaient armés. Avec un petit sketch à la clef. 

Ses différentes visites à l’étranger ont suscité des manifestations, comme au Royaume-Uni, en janvier 2017.

Ces nouvelles provocations s’inscrivent dans une tactique assez simple et binaire : vous êtes d’accord avec moi ou vous êtes contre moi.  Cette stratégie pourrait réveiller le courant contre l’impérialisme américain qui a traversé l’occident – et notamment la France – durant la seconde moitié du XXe siècle ? Le trumpisme risque-t-il de faire resurgir un anti-américanisme ?

Les invité·e·s du Débat de midi

  • Laurence Nardon, chercheuse en science politique, responsable du programme Amérique du Nord de l'Ifri (Institut français des relations internationales)
  • Benjamin Masse-Stamberger, journaliste et essayiste, co-auteur de Inévitable protectionnisme (Gallimard/Le Débat). Il tient le blog Basculements
  • Jean-Christophe Gallien, expert en relations internationales et en géopolitique, consultant en communication, co-fondateur et CEO du cabinet ZENON7 public affairs

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