Alors je vais essayer de le prononcer paraskévidékatriaphobe.

Ah je le redis, paraskévidékatriaphobe : celui qui a peur du vendredi 13.

On serait nombreux en France, 41%, à être superstitieux.

Je dis en France, parce qu’ailleurs, le vendredi 13 ne fait pas forcément peur…

En même temps, à y regarder de près, le vendredi, ce n’est pas terrible…

En général, le vendredi on finit sur la croix… Enfin, il y en a au moins un à qui c’est arrivé… En plus la veille ils étaient 13 à table, alors forcément…

Saint Jacques de Molay le maître des Templiers a été arrêté un vendredi 13, Charlotte Corday poignarde Marat un 13 juillet, Appolo 13 ça n’a pas marché, et pour couronner le tout, c’est un 13 juillet que les agences de notation ont baissé la note de la Grèce, entraînant la crise que l’on sait… Alors qui osera raconter ensuite qu’il ne faut pas se méfier du vendredi 13 ?

Pour ce débat, les invités sont :

  • Pierre Baron, directeur de la Rédaction d’Historia – Numéro Spécial d’Historia : A l’origine des superstitions, 66 croyances passées au crible

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- Gérald Bronner, professeur à l'Université Paris 7, membre de l'Institut Universitaire de France.

Auteur de « L'empire des croyances » aux Editions Puf

  • Nicolas Roussiau, professeur de psychologie sociale
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