Le service civique : apprendre à être solidaire ou à être exploité ?

Manu, 25 ans, et Kadiatou, 21 ans, rendent visite à Liliane Meyer, 89 ans, une fois par semaine, pendant une heure et demie, dans le cadre du service civique.
Manu, 25 ans, et Kadiatou, 21 ans, rendent visite à Liliane Meyer, 89 ans, une fois par semaine, pendant une heure et demie, dans le cadre du service civique. © AFP / Francoise Lambert / Hans Lucas

Un bref rappel des choses s’impose sur l’historique du service civique volontaire. A la disparition du service militaire et dans une période de troubles au cœur des banlieues, est avancé un projet de service civil volontaire. 5 ans plus tard, en 2010, Martin Hirsch, alors secrétaire d’État aux solidarités actives de Nicolas Sarkozy, lance un programme national de service civique voté à la quasi-unanimité des parlementaires. Il s’agissait de renforcer le dispositif en lui donnant des moyens de se développer et des outils de contrôle.

En 2015, le service civique s’élargit aux jeunes porteurs d’un handicap jusqu’à l’âge de 30 ans. François Hollande lui ajoute le terme d’universel. Des 110 000 volontaires actuels, les prévisions s’emballent au point d’annoncer 350 000 jeunes à partir de 2018. Bon nombre d’observateurs et de responsables du milieu associatif s’interrogent sur cette montée en puissance du service civique : super-bénévolat ou sous -emploi ? Création d’une main d’œuvre à bon marché ? Qu’en est-il au juste ?

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