Si les opérateurs travaillent sur un déploiement de la 5G pour les années qui viennent, une partie minoritaire de la population ne bénéficie pas encore d’une couverture correcte en 4G, voire moins. Peut-on supporter un territoire à plusieurs vitesses, comment couvrir tout le pays ?

Une publicité d'un opérateur téléphonique concernant la couverture des "zones blanches".
Une publicité d'un opérateur téléphonique concernant la couverture des "zones blanches". © Maxppp / Vincent Isore/IP3 PRESS

« L’accès à Internet et à la téléphonie mobile, ce n’est pas un luxe mais un droit ». C’est la position défendue par le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, Julien Denormandie. Une belle déclaration publiée le 23 juillet dernier dans une tribune, en cohérence avec celles du premier de cordée du pouvoir en place, le chef de l’Etat Emmanuel Macron. Encore candidat, il avait fait de la couverture numérique du territoire une de ses grandes priorités.

Cet accès reste cependant encore un luxe pour une partie –certes minoritaire- mais pour une partie quand même de la population. 5% de la population française est condamnée à l’exclusion numérique et 10% à la semi-exclusion, car privée d’une connexion de qualité. Un programme baptisé zones blanches centres-bourgs, portant sur les territoires sans couverture mobile, a été initié dès 2003 pour accompagner plus de 3850 communes. Mais il en reste plusieurs centaines hors réseau, alors que l’on est déjà en train de parler de développement du réseau 5G. Fin juin, une liste de 485 villages et bourgs devant bénéficier d’une implantation d’antennes 4G a été présentée par le gouvernement. 

Un gouvernement qui doit également rendre disponible le très haut débit partout en France d’ici 2022, comme cela avait été décidé fin 2012. Entre 2013 et 2018, on est passé de 27% à 55% du territoire. Il reste donc 45% à couvrir et on sait que les derniers pourcentages sont toujours plus difficiles et coûteux.

L’Etat, les collectivités locales et les opérateurs ont-ils les moyens d’aller au-delà des intentions, aussi louables soient-elles ? Rappelons que la France se classe par exemple 24e sur les 28 en Europe en termes de couvertures 4G, selon l’ARCEP. Ou doit-on se dire qu’une partie de la population doit vivre hors réseau, vu l’absence de rentabilité pour les opérateurs, tout en sachant que l’exclusion numérique représente un risque réel d’exclusion économique et d’exode de la population ? Bref, ces zones blanches sont-elles inévitables ? Ou pas ?

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