Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps, les quelques gouttes d’huile sur le petit feu d’une campagne normale… Le capitalisme sans visage… Enfin un nouveau monstre à craindre, un nouvel ennemi à combattre, désigné par le candidat aujourd’hui président : le monde cruel et sans pitié de la finance internationale.

En 1905 on séparait l’Eglise de l’Etat, aujourd’hui, il faut séparer les banques de dépôts, les banques de notre quotidien, des banques d’investissements, celles du capitalisme sans visage.

Pas la peine, disent les banques, nous contrôlons la situation…

Petits arrangements entre banques, le scandale du Libor illustre à merveille le contrôle de la situation…

Certaines banques se sont entendues pour fixer un taux : le Libor, comme d’autres s’entendent pour fixer les prix, histoire d’engranger des profits plus élevés…

C’est aussi une banque qui accepte sans sourciller 7 milliards de dollars issu d’un cartel mexicain, ou cette autre banque qui drague sur les parcours de golf, les riches français qui pourraient se laisser tenter par l’évasion fiscale…

Le mot bankster , qui vient de ressortir du placard prend tout son sens, même s’il est à manier avec précaution parce qu’il peut renvoyer à une idéologie douteuse…

Des cadres de Wall Street et de la City étaient récemment sondés un quart pensent que la malhonnêteté est une clé du succès financier…

La morale a-t-elle du crédit dans les banques ?

C’est la question de notre débat de midi.

Pour débattre de ce sujet, Thomas Chauvineau reçoit :

Philippe Frémeaux, président-directeur général d'Alternatives Economiques.

Christophe Ramaux, économiste, chercheur au centre d'économie de la Sorbonne.

Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, membre de la commission des finances et membre du groupe de l'Union Centriste et Républicaine.

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