Peut-on aimer IAM et PNL ? Wu Tang Clan et Migos ? Nekfeu ou Kaaris ? Ou les premiers parlent-ils aux parents, les seconds aux enfants ? Comment les labels et les artistes jouent sur l’effroi parental ? Quels sont les nouveaux codes du rap ?

Nekfeu, rappeur pendant les Victoires de la musique au Zenith le 12 février 2016 à Paris
Nekfeu, rappeur pendant les Victoires de la musique au Zenith le 12 février 2016 à Paris © Getty / Kristy Sparow

Un genre musical qui fait parler de lui, mais pas toujours à la rubrique Culture quand les médias s’en emparent. Le 1er août dernier par exemple, quand deux de ses têtes d’affiche, Booba et Kaaris se sont affrontés, entourés de leurs proches à l’aéroport d’Orly. Mais ce fait divers nourrit le discours souvent caricatural entretenu dans les médias. A l’instar de celui de Thierry Ardisson, quand il reçoit Orelsan dans son émission.

Globalement indifférente à ces clichés avec lesquels certains artistes sur-jouent, la scène rap prolonge le sillon qu’elle a commencé à creuser il y a maintenant près de 35 ans. Elle domine tout simplement l’industrie musicale. 5 albums du top 10 des nouveautés de l’an dernier appartenaient à ce qu’on appelle les musiques urbaines. Près de 90 des 200 albums les plus écoutés en 2017 relevaient de cette catégorie. 

Son écriture est saluée par la critique, il passe sur France Inter, il s’agit de Nekfeu, avec notamment Time Bomb. PNL (pour Peace N Lovés), un duo originaire de la cité des Tarterêts qui s’est imposé en peu de temps en tête des ventes avec ce qu’on appelle le cloud rap.

Mais j’aurai pu citer Booba, Niska, Damso… tous ceux qui ont pris la suite des NTM ou IAM ou Doc Gyneco et plaisent aux jeunes générations et de plus en plus au plus grand nombre.

Alors, pourquoi ces artistes, malgré une image souvent écornée, cartonnent ? Et ne seraient-ils pas déjà la variété d’aujourd’hui ?

On en débat avec : 

  • Yerim Sar, journaliste spécialiste du rap
  • Valérie Atlan, productrice de rap
  • Eloïse Bouton, journaliste indépendante et fondatrice du site Madame Rap, média dédié aux femmes dans le hip hop.
  • Clémence Bremont, doctorante en linguistique française, spécialisée en sociolinguistique à la Sorbonne

On attend vos témoignages et vos réactions par mail ICI, sur l'appli France Inter ou sur Twitter #débatdemidi

Les invités
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.