Débat autour de la cantine, ce mardi. A l’école, il est souvent assez mal vu de dire qu’on aime bien la cantoche… Au restaurant d’entreprise, aussi, d’ailleurs. Pourquoi a-t-elle aussi mauvaise presse ? Et que faudrait-il changer pour améliorer ce moment très important de la vie collective ?

Vive la cantine ?
Vive la cantine ? © Getty / Hero Images

A-t-on des raisons de crier son amour pour la cantoche ? Quand on parle de restauration collective, c'est le plus souvent pour en dire du mal. Nous sommes nombreux à avoir été traumatisés par des endives au jambon ou par un gratin de chou fleur, plat de résistance au sens littéral du terme ! Mais les cantines ont évolué depuis quelques années, à l'école comme en entreprise. Elles ont pourtant bien du mal à se débarrasser de cette image négative. 

La loi agriculture et alimentation, adoptée fin mai, fixe un objectif de 20% de produits bio dans les cantines d'ici 2022. Pour l'instant on est à 3% d'après les chiffres de l'Agence Bio. Autrement dit, il y a du boulot. 

La cantine est aussi un lieu d'éducation : il est important de faire découvrir aux enfants des produits qu'ils ne connaissent pas. Faut-il pour autant les forcer à goûter s'ils n'en ont pas envie? 

Mais la cantine, ça n'est pas que le contenu de l'assiette

La restauration collective, à l'école comme au boulot, est un lieu de socialisation par excellence. On parle beaucoup du "vivre-ensemble" mais le "manger-ensemble" est essentiel aussi. C'est à table que se construisent les groupes sociaux. 

La cantine repose sur des rites, voire sur des superstitions : on applaudit quand une assiette est cassée, on lit son âge au fond du verre, on fait des paris sur le menu du jour, on fait des batailles de yaourt (encore qu'au restaurant d'entreprise, ça manque un peu de batailles). Ces rites, ces coutumes font presque de ce repas pris tous ensemble une cérémonie. 

Les élèves du club vidéo du collège de Pont l'abbé dans le Finistère ont réalisé une enquête vidéo sur le plateau repas à la cantine, Qui veut des frites ?, qui questionne la place du bio et du local dans le collège et plus largement dans la restauration collective.

On en débat avec : 

  • Laure Ducos, responsable des questions d'alimentation pour Greenpeace
  • Eric Lepêcheur, président du réseau Restau'co
  • Sylvie Adt, sociologue de l'alimentation, spécialisée dans la restauration collective et scolaire au centre Edgar Morin
  • Benjamin Rondeau auteur de Self-service, une vie de demi-pensionnaire (éd. du Motel) 

Réagissez par mail ICI, sur l'appli France Inter ou sur Twitter #débatdemidi.

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  • Art Mengo "Grand le ciel"
  • Parquet courts "Wide awake !" 
  • Vanessa Paradis "Divine idylle" 
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