Il semble que l'échec ait le vent en poupe. En entreprise, par exemple, on commence à réaliser que le ratage a des vertus. "Je ne perds jamais, disait Nelson Mandela. Soit je gagne, soit j'apprends." Parlons-en avec une sportive, un chercheur en neuroscience et le fondateur de la Fédération Française de la Lose !

Charlotte Bilbault (à gauche), Amel Majri (au centre) et Marion Torrent (à droite) après la défaite des bleues en quart de finale de la Coupe du Monde 2019 face aux USA
Charlotte Bilbault (à gauche), Amel Majri (au centre) et Marion Torrent (à droite) après la défaite des bleues en quart de finale de la Coupe du Monde 2019 face aux USA © Getty / Soccrates Image

L'échec, c'est chic. Beaucoup d’indices dans les médias montrent que la lose est dans l’air du temps. "Losers", une série sur Netflix, plongée passionnante dans des histoires d’échecs sportifs. Mais aussi un podcast proposé par France Culture, Superfail, dans lequel Guillaume Erner décortique chaque semaine un ratage de l’histoire ou de l’actualité. Ou encore une série d’été dans le Figaro Magazine : des grands patrons et des personnalités racontent le plus grand raté de leur carrière. 

Mais est-il vraiment si récent de concevoir l'échec d'une manière positive ? Pas sûr. En France, le culte du perdant magnifique remonte à loin. Le meilleur exemple, c’est un certain Raymond : Raymond Poulidor, l’éternel deuxième. Beaucoup se souviennent aussi de la finale de la coupe d’Europe de football en 1976. Saint-Etienne avait perdu contre Glasgow mais les Verts étaient des héros.

Réagissez

Quelle est la plus belle façon d’échouer ? Autour de la table du débat de midi ce jeudi, Yannick Souvré, ancienne internationale de basket et directrice de la ligue nationale de volley-ball, Albert Moukheiber, docteur en neurosciences cognitives, psychologue clinicien, co-fondateur du collectif Chiasma et Antoine (qui préfère ne pas révéler son nom de famille), un des fondateurs de la Fédération Française de la Lose (une fédération virtuelle et un chouïa ironique qui officie sur le web). Nous rejoindront au téléphone : Sandrine Dusang, ancienne internationale de football, et Quentin Périnel, journaliste au Figaro.

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