Je ne peux pas m’empêcher de vous lire in extenso la phrase de Drauzio Varella, j'ouvre les guillemets " Dans le monde actuel, nous investissons cinq fois plus d'argent en médicaments pour la virilité masculine et le silicone pour les seins des femmes, que pour la guérison de la maladie d'Alzheimer. Dans quelques années, nous aurons des femmes avec des gros seins, des vieux à la verge dure, mais aucun d'entre eux ne se rappellera à quoi ça sert"...

Comme toutes les boutades, elle a le mérite de mettre les deux pieds dans le plat.

Oui la recherche aujourd’hui doit être rentable, et avec une certaine dose de cynisme, on peut se dire que soigner l’obésité de nos sociétés occidentales a plus de chance de rapporter qu’un vaccin conte le palu africain.

Et en France ? en France on a pas d’argent mais on a des idées disait la pub. Aujourd’hui ce serait plutot l’inverse, on a de l’argent, plus de 2% du PIB est consacré à la recherche, mais assez peu d’idées, selon cette phrase bien connue de De Gaulle « des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche » reste à savoir si le général a raison…

Mais au-delà de cet aspect purement comptable, ils sont de plus en plus nombreux les chercheurs, aussi bien ceux qui trouvent que ceux qui cherchent, qui s’inquiètent de ce qui pourrait être bien plus grave, la disparition programmée de la recherche fondamentale, celle qui de prime abord ne rapporte rien, qui nécessite du temps et une imagination vagabonde et à laquelle on doit de petites choses comme la découverte du laser ou de la théorie du chaos.

La recherche marche-t-elle sur la tête, c’est le progamme de notre débat de midi…

Une déclaration qui soulève beaucoup de paradoxes dans les politiques de la recherche en France...

Pour décortiquer le sujet, Thomas Chauvineau reçoit:

  • Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur de L'INMED (Institut de neurobiologie de la Méditerranée) à Marseille et lauréat du grand prix INSERM 2009.

  • Philippe Even, professeur émérite à l'Université Paris Descartes, président de l’Institut Necker

  • Catherine Dargemont, responsable du programme 'génomes et épigénomes' à l'Institut Jacques Monod et directrice du labex (Laboratoire d'Excellence) 'WHO AM I : Déterminants de l'Identité: de la molécule à l'individu'.
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