Avec le climat actuel, difficile d’avoir une confiance inébranlable dans l’avenir. Voilà que les enfants vont apprendre à se cacher dans l’école, sauf que ce n’est pas un jeu...

Des milliers de jeunes lors d'une Color party à Palerme en avril 2016
Des milliers de jeunes lors d'une Color party à Palerme en avril 2016 © Getty / Antonio Melita

Nous sommes en guerre, le refrain tourne en boucle. "Quelle connerie la guerre", c’était pourtant une poésie qu’on apprenait à l’école.

A quelques jours de la rentrée, on a peut être envie d’un autre refrain qui ne réduirait pas les jeunes à une espèce à protéger.

Quand ils ne sont pas sous les tables, ils font plein d’autres choses dont voici une petite liste non exhaustive :

Ils chantent à tue tête le Roi Lion, ils retirent les petites roues de leur vélo, ils dansent, ils écrivent de la musique des textes, parfois très beaux, ils jouent au hockey sur glace ou au football.

Ils s’aiment, ils plongent dans les vagues, ils s’embrassent pour la première fois avec la langue, ils trouvent que les parents sont des cons qui ne comprennent rien.

Ils traquent les Pokémons avec des smartphones, construisent des villes avec Minecraft.

Ils fument en cachette, palabrent, confondent œuvre d’art et paire de baskets fabriquée en Chine.

Rêvent d’avoir des enfants, pensent déjà au prochain Noël, stressent un peu parce que cette année, ils entrent en 3ème, se vannent.

Parfois même, ils rêvent de changer, et parfois même, ils le font...

Il faut bien que jeunesse se passe, il faut surtout qu’elle se fasse. Et pour se faire, elle a deux besoins impérieux : se sentir en sécurité et se faire confiance.

Sans cela, jamais un enfant n’accepterait de lâcher le doigt de ses parents pour faire ses premiers pas tout seul.

Avec ce refrain qui tourne en boucle, la jeunesse a-t-elle la place de se faire ?

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