Ça se passe à Bure dans la Meuse ou plus exactement ça se passe sous Bure.

Couloir du laboratoire souterrain de Bure
Couloir du laboratoire souterrain de Bure © AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Là, à 500 m sous terre, devraient être stockés les déchets radioactifs les plus dangereux, enfermés dans des containers, sous une épaisse couche d’argile. C’est la meilleure solution disent les tenants de l’enfouissement. On pourrait réfléchir à d’autres types de stockages, ou de revalorisation de ces déchets disent les autres. Au-delà des risques techniques : incendie, pollution des nappes phréatiques, explosion, il faut aussi se poser la question essentielle du temps. En effet,  la durée de vie d’un déchet radioactif est en moyenne de 100 000 ans. Trouver des matériaux capables de contenir 100 000 ans des déchets paraît déjà peu probable, mais surtout, c’est aussi faire le pari de ce que sera l’homme dans 100 000 ans. Sera-t-il capable celui qui tombera par hasard sur ce caveau de comprendre, ne serait ce que de lire, dans une langue qu’il ne connaitra surement plus, attention matières radioactives ?

Il y a 100 000 ans l’homo sapiens creusait des trous pour y faire tomber les animaux et se nourrir. Aujourd’hui, il creuse des trous pour y enfouir les rebuts d’ une technologie controversée. Faut-il enfouir les déchets radioactifs ? C’est notre question aujourd’hui.

Les invités
  • Michel Mariemembre du collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs et du groupe éthique Bure
  • François Besnusdirecteur des déchets et de la géosphère à l’IRSN – Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
  • Frédéric Launeaudirecteur du projet Centre industriel de stockage géologique (Cigléo) à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radoactifs (Andra)
  • Benoît Fidelinrédacteur en chef de Pèlerin Magazine
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