"Changer la vie" : c’était le slogan, peut-être ambitieux, choisi en 1981 par François Mitterrand et son équipe. Est-ce que, depuis, la vie des françaises et français a radicalement changé ? Ou est-ce que les effets des décisions politiques sont moins visibles ?

La politique change-t-elle encore la vie ?
La politique change-t-elle encore la vie ? © Getty / krisanapong detraphiphat

La vie des françaises et des français change au gré des décisions politiques : cinquième semaine de congés payés, retraite à 60 ans pendant le mandat de François Mitterrand, par exemple. De la naissance à la mort, en passant de la procréation médicalement assistée au le droit à la fin de vie, « vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même », comme l’explique Montalembert, journaliste et homme politique du 19ème siècle. 

La politique est là, partout, dans notre quotidien, plus visible encore en temps de pandémie. 

La politique suscite enthousiasme et espoirs déçus. Capable de faire descendre dans la rue des dizaines de milliers de personnes, pour fêter la victoire ou contester une décision. Les gouvernements qui se succèdent, se heurtent tous, au cours de leur mandat, à un procès en impuissance, voire en incompétence, quel que soit le courant qu’il représente. Quand, le pouvoir se cogne à la réalité, c’est la désillusion, qui mène à la déception et en partie à l’abstention. Et ce n’est pas uniquement de la responsabilité du politique. Il y a comme un jeu de dupe, parce que l’électeur sait très bien que le changement sera quand même très relatif, quel que soit le candidat. Alors la politique peut-elle changer la vie ? 

Avec nous pour en parler : 

  • Guillaume Gourgues, maître de conférences en sciences politiques à  Lyon, spécialiste de la participation publique et de la démocratie participative. 
  • Ludivine Bantigny, historienne spécialiste de l'engagement en politique, de la conscience historique et de la jeunesse. 
  • Magali Della Sudda, chargée de recherche au CNRS, spécialiste des nouvelles formes d'engagement politique.
  • Rachel Keke, gouvernante à l’hôtel Ibis Batignolles, en grève pendant 22 mois.
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