Un esprit querelleur, par ici, réfractaire par là, le gaulois est souvent victime de récupération. Mais qu'est ce qu’il pourrait rester du Gaulois en nous ? Et puis, qu'est ce qui nous uni aux Gaulois ? Et quelle identité plurielle cette histoire façonne-t-elle ?

Famille gauloise
Famille gauloise © Getty / duncan1890

Sommes-nous les héritiers de ce peuple gaulois qui a existé il y a plus de 2000 ans ? Pour reprendre l’adjectif du président de la République, il semble réfractaire, mais on aurait pu dire aussi belliqueux ou bon vivant, désordonné ou résistant. Querelleur ou un tantinet alcoolo, Les gaulois, de Jules César à Emmanuel Macron ont été assaisonnés à toutes les sauces. Les régimes politiques mais aussi les courants artistiques ont tenté de les récupérer. Après la défaite de 1870, contre la Prusse, on appelle à la rescousse ce bon vieux Vercingétorix, qui lui aussi a perdu mais avec les honneurs. On espère ainsi adoucir la défaite. De leur côtés les romantiques en font des hommes qui communient avec la nature, et puis les pétainistes, les résistants, et la plupart des présidents de la cinquième se sont tous à un moment appuyés sur le prétendu caractère gaulois pour faire passer un message.  

Pourtant, le Gaulois n'a jamais pris la peine de se raconter lui-même. Alors, les archéologues nous apprennent à mieux les comprendre. Ils ont pu recomposer le régime alimentaire des Gaulois, composé à 99% d’animaux d’élevage. Du bœuf du mouton des chèvres, et donc bien peu de sangliers. Mais aussi, des pièces de monnaies retrouvées atténuent l'image chevelue et moustachue de ces peuples.  

Il s'agit donc de se poser la question de ce qui nous unirait aux Gaulois. Et c’est aussi s’interroger sur la question de l’identité et sur la façon dont on écrit l’histoire aujourd'hui. Rendons aux Gaulois ce qui appartient aux Gaulois !

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