Au programme : Après 4 mois de débats, le conseil consultatif national d’éthique a rendu publique mardi la synthèse de ses travaux; le gouvernement italien de Giuseppe Conte a officiellement prit ses fonctions après un vote de confiance mercredi au parlement.

271 débats organisés partout en France et 21000 personnes qui y ont participé… ces consultations ont largement mobilisé.  Le CCNE a rendu la synthèse de ses travaux et a souligné que l'extension de la procréation médicalement assistée, l'un des sujets-phares de ces Etats généraux de la bioéthique, continue de diviser mais les Français sont en revanche unanimes sur la nécessité d'améliorer la fin de vie. Destinés à "prendre le pouls de la société civile" sur ces questions, les membres du CCNE ont fait le constat général d'un "refus de la marchandisation du corps humain". En revanche, l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes divise.  Le CCNE remettra un avis rappelant "les grandes valeurs éthiques" à prendre en compte dans la future loi de bioéthique dont la présentation par le gouvernement est attendue à l'automne, pour un examen au Parlement début 2019.

Le nouveau chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a demandé mercredi la confiance des députés sur un programme tournant le dos à l'austérité, mais pas à l'Europe, après avoir obtenu la veille celle des sénateurs.  Le vote des 630 membres de la chambre basse du parlement est prévu pour la fin d'après-midi. Le nouveau gouvernement dispose d'une confortable majorité de plus de 30 députés.  Inconnu des Italiens avant d'avoir été choisi par le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), Giuseppe Conte, 53 ans, a prononcé mardi devant le Sénat son discours de politique générale, défendant le programme de ce premier gouvernement populiste dans un pays fondateur de l'Union européenne.  Et s'il entend bien réduire l'énorme dette publique de l'Italie, la plus importante de la zone euro après celle de la Grèce, ce ne sera pas par des mesures d'austérité, a-t-il confirmé.   Se voulant rassurant à l'égard des partenaires de l'Italie au sein de l'UE, ce professeur de droit privé a confirmé l'ancrage européen et atlantique de son pays.  Mais en ce qui concerne les missions de l'Otan, il a introduit mercredi l'idée qu'elles seraient "examinées avec sérénité et prudence, au cas par cas". Selon la presse, c'est avant tout pour des raisons budgétaires.  Mardi, il avait réitéré sa volonté de mettre en oeuvre une politique d'"ouverture" à l'égard de la Russie, un important partenaire économique des entreprises italiennes, conformément aux engagements de campagne de la Ligue comme du M5S, les deux "actionnaires majoritaires" de la coalition.  Le rappel de l'attachement à l'Europe n'est toutefois pas de nature à lever toutes les ambiguïtés, relevait mercredi l'éditorialiste du Corriere della Sera.  De quelle Europe parle en effet M. Conte quand son vice-Premier ministre Matteo Salvini, le patron de la Ligue, a fait savoir qu'il avait parlé avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban et que tous deux s'étaient promis de travailler ensemble pour "changer les règles" de l'UE ?

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