Au programme cette semaine, le discours d'Emmanuel en Corse, le départ de la candidate Mennel du jeu The Voice après la découverte de ses tweets complotistes après les attentats de 2016.

Pour sa première visite en Corse, Emmanuel Macron a affiché sa fermeté en rejetant mercredi plusieurs revendications des nationalistes, qui ont dénoncé une "occasion perdue".  "Dire que la Corse est au coeur de la République, ce n'est pas faire l'éloge de l'uniformité": en affirmant ces deux principes, le chef de l'Etat a fixé le cadre de sa politique pour la Corse dans un discours prononcé à Bastia avant de quitter l'île.  

D'un côté, il a ainsi exclu sans équivoque deux des principales revendications des nationalistes, parce qu'elles contredisent les règles de la République: faire de la langue corse l'égal du français et accorder le statut de résident aux insulaires.   Mais de l'autre, il s'est déclaré "favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution", ce qui serait "une manière de reconnaître son identité et de l'ancrer dans la République".  Cette ouverture est loin d'être suffisante aux yeux des nationalistes, la force politique majoritaire sur l'île.  Cette visite "est une occasion manquée", a dénoncé Gilles Simeoni, le président de l'exécutif de la collectivité territoriale, qui a accusé Emmanuel Macron "au mieux d'un manque de considération, au pire une forme de condescendance ou de mépris".  Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, s'est dit "consterné par le niveau des réponses qui sont données": "C'est un soir triste pour la Corse", a-t-il insisté.

Dès lundi, une polémique naissait sur Twitter, des internautes exhumant d'anciennes publications sur Facebook de la candidate remontant à juillet 2016, après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray et effacées depuis. La jeune femme y accusait le gouvernement d'être "les vrais terroristes" et mettait en doute l'attentat de Nice.  D'autres captures d'écran, notamment relayées par l'extrême droite sur les réseaux sociaux, montrent en outre qu'elle partageait sur Facebook des publications de l'islamologue controversé Tariq Ramadan ou de Dieudonné.  La jeune femme s'est entre-temps excusée sur son compte Facebook : "depuis quelques jours des messages que j'avais postés en 2016 sur mon Facebook privé sont ressortis. Ces messages étaient l'expression d'une peur que je partageais seulement, à cette époque, avec mes amis sur ce réseau. Je regrette profondément ces messages", a-t-elle écrit.  "Le soir des attentats de Nice, j'avais de la famille sur la promenade des Anglais et j'étais choquée, bouleversée, et ne comprenais pas pourquoi cet attentat n'avait pas pu être empêché par les autorités. Deux ans après, j'ai muri et je mesure le manque de réflexion de ces messages. Je comprends que ces messages choquent et je m'en excuse", avait-elle poursuivi, prônant un message de "tolérance envers les autres" et de "paix entre nous".

Mennel a décidé de quitter The Voice.

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