Au programme cette semaine, la controverse autour de la diffusion des extraits d'un cours donné par Laurent Wauquiez à des étudiants d'une école de commerce. Et la probable prochaine victoire de la Ligue du Nord le 4 mars lors des élections législatives en Italie

Laurent Wauquiez a revendiqué mardi le droit de tenir des propos décapants comme il l'a fait à huis clos devant des étudiants d'une école de commerce, sans quasiment rien renier sur le fond.  Le président du parti Les Républicains (LR), mis dans l'embarras ces derniers jours par la diffusion d'enregistrements clandestins, a dit regretter uniquement ses déclarations concernant Nicolas Sarkozy, à qui il a présenté des excuses.  L'émission "Quotidien"de TMC a mis à l'antenne vendredi 16 février, puis lundi dernier, des extraits de cours donnés à l'EM Lyon, durant lesquels l'ex-ministre s'en est pris pêle-mêle à Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse, Angela Merkel, Alain Juppé ou les députés de la République en marche (LaRem), parfois en des termes crus.  Ces différents passages ont provoqué des remous dans le monde politique, y compris dans son parti qu'il tente pourtant de ressouder après une année électorale douloureuse et riche en départs fracassants.  Privilégiant l'attaque à la défense, l'ancien député a annoncé qu'il portait plainte pour dénoncer ce qu'il qualifie de "méthodes de voyous" de la part des journalistes de "Quotidien" et qu'il allait saisir le Conseil supérieur de l'audiovisuel.  Mais "en aucun cas", a-t-il assuré, il ne s'inspire du président américain Donald Trump, coutumier des déclarations polémiques.   

Immédiatement après ce plaidoyer pour une "parole libre", Dominique Bussereau, président du département de la Charente-Maritime et proche d'Alain Juppé, a annoncé son départ définitif de LR, un mois après sa mise en congé temporaire.  De fait, cette controverse complique la tâche pour Laurent Wauquiez dont la personnalité, décrite comme brutale par certains cadres de droite, suscite toujours des réticences malgré son élection triomphale à la tête de LR il y a deux mois.  Selon le Figaro, des élus LR de la région Ile-de-France l'ont exhorté dans un courrier à présenter des excuses à Valérie Pécresse.  Le président de la CPME, François Asselin, a par ailleurs écrit mardi une lettre à Laurent Wauquiez pour lui faire part de sa "déception" après des propos "maladroits et blessants qui alimentent le sentiment de 'tous pourris'" et qui "traduisent un véritable mépris pour les représentants de TPE/PME".  Devant les étudiants de l'EM Lyon, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes s'en est pris aux instances patronales, qui sont selon lui encore plus vénales que leurs pendants syndicaux.  

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