La transition vers les cultures dédiées au agrocarburants menace les abeilles et les apiculteurs. Jean-François Sylvain et Hervé Kempf nous expliquent.

Une abeille recueille le nectar d'une fleur de colza
Une abeille recueille le nectar d'une fleur de colza © Getty / Frank Bienewald

On connaissait les herbicides, les parasites et les maladies... Il faut maintenant ajouter les cultures énergétiques sur la liste des nuisances qui pèsent sur les pollinisateurs.

Aux USA, dans les grandes plaines, il y a un mouvement très important de colonies d'abeilles. Elle passent l'été dans ces régions et se transportent ailleurs pour polliniser d'autres cultures : amandes, pommes, melons, etc.

Cette pollinisation par les abeilles concerne un tiers de la production agricole des USA. En termes financiers cela représente 15 milliards de dollars chaque année.

Or, depuis une décennie, on enregistre une perte de 30% des colonies d'abeilles. Parmi les causes, il y a les pesticides, les maladies, les parasites... Une cause qui est souvent oubliée est le changement d'usage des sols. C'est ce qu'a étudié cette équipe du nord des USA ; elle vient de donner ses conclusions dans une étude parue dans la revue de l'Académie des Sciences aux USA.

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